Rugby: Pour le manager de Castres, «il y a des similitudes entre le Racing Métro et le Castres de Laurent Labit et Laurent Travers»
RUGBY – Le duo d’entraîneur francilien retrouve le club qu'ils ont conduit au titre de champion samedi…Romain Baheux
En apparence, rien n’a changé à Castres. Le club tarnais est toujours aussi imprenable à domicile et vise comme d’habitude une place en barrages en fin de saison régulière. Dans les faits, Castres doit maintenant assumer un statut de champion de France et digérer le départ de son emblématique duo d’entraîneurs, Laurent Travers et Laurent Labit. Désormais à la tête du Racing Métro, les deux hommes viennent affronter leur ex-club samedi. Joueur sous les ordres du duo, Matthias Rolland occupe désormais les fonctions de manager. Il évoque le style des deux hommes et leur héritage à Castres.
L’après Labit et Travers. «L’état d’esprit est identique même si le staff a changé. Le nouveau staff, composé de Serge Milhas et David Darricarrère, correspond à ce qui a été mis en place pendant quatre ans. Le projet de jeu des nouveaux entraîneurs est sensiblement différent de celui de l’an dernier. On est plus sur un rugby total. C’est normal, chaque technicien apporte sa touche.»
Les ambitions du champion de France. «Se requalifier dans les six premiers après avoir digéré ce titre de champion de France et changé de staff cet été serait fabuleux. Maintenant, l’appétit vient en mangeant. La saison dernière, on n’était pas programmés pour être champion mais on a réussi à faire trois gros matchs pour aller remporter ce titre.»
Les recettes castraises appliquées au Racing Métro. «On trouve des similitudes entre les deux équipes. Ils appliquent une méthode qui a fonctionné, on voit que c’est plutôt solide. Maintenant, une de leurs forces est de s’adapter aux équipes qu’ils entraînent et ils ont à certains postes des joueurs aux caractéristiques différentes de ceux qu’ils avaient à Castres. Au Racing Métro, ils ont des moyens supérieurs et vont gérer des stars. C’est une évolution logique dans leur carrière, c’est ce qu’il manquait à leur tableau de chasse.»
Leurs débuts au Racing. «Là où ils sont très forts, c’est qu’ils ne font pas transpirer la pression sur les joueurs. Ils arrivent à retirer du positif de chaque match. Si le début de saison n’est pas satisfaisant du point de vue du jeu, ils sont largement dans les clous d’un point de vue comptable (le Racing est 5e avec cinq victoires en sept matchs) avec un groupe largement remanié. Ils ont sûrement dit à leurs hommes de ne pas s’affoler pour les mettre dans les meilleures conditions possibles.»
Ses relations avec le duo. «On s’appelle souvent pour prendre des nouvelles depuis le début de saison mais ça risque d’être moins le cas cette semaine. On ne pas faire les hypocrytes pour savoir si tout va bien. On est tout les deux dans le match, on ne va pas s’appeler pour parler de la pluie et du beau temps. On se parlera après le match avec plaisir.»



















