Le défenseur du PSG Marquinhos, le 29 décembre 2015 à Doha.
Le défenseur du PSG Marquinhos, le 29 décembre 2015 à Doha. - Panagiotidou/PSG/SIPA

A tous les supporters du PSG qui pensaient que les billets poussaient sur les arbres au Qatar, sachez que c’est faux. Enfin, que ce n’est plus vrai. Alors que le club de la capitale, propriété de l’émirat depuis 2013, affronte Chelsea mardi en 8e de finale aller de la Ligue des champions, on commence à compter ses sous au pays de la Coupe du monde climatisée. La faute à la chute du prix des hydrocarbures (divisé par cinq en un an, quand même) et à quelques mauvais vents sur les marchés boursiers (une douzaine de milliards de dollars de moins-value). Moralité : Pour la première fois en 15 ans, le Qatar a terminé l’année dans le rouge.

Au point de demander au PSG de se serrer la ceinture ? Et bien non. Ou alors pas encore, selon Nabil Ennasri, de l’Observatoire du Qatar : « Le Qatar va très certainement annoncer sa candidature aux JO. Il est dans la volonté de faire du sport l’un des leviers de la croissance future. Pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, il a besoin de leviers de croissance complémentaires. Il y en a trois : L’économie de la connaissance, l’industrie sportive, et le tourisme. Et dans ce cadre-là la mise en avant du PSG est centrale ».

« Des centaines de milliards de réserve »

En parallèle, à Doha, « on profite de cet événement pour faire comprendre aux Qataris que le moment où on pouvait tout se permettre est passé », reprend Ennasri. En clair, on voit apparaître de nouvelles taxes et on impose des coupes dans des budgets jugés non-prioritaires. Dans le même temps, on apprend que beIN Sport est à vendre en France, ou qu’Al-Jazeera ferme son antenne aux USA. On est encore loin du sauve-qui-peut, le Qatar ayant « des centaines de milliards de réserve », prévient Nabil Ennasri.

 

Des réserves qui permettent au Qatar de ne pas toucher à son Mondial 2022 et de rêver à l’organisation des JO 2028. Alors vous pensez bien, allongez un peu plus cet été pour le prochain mercato… « S’il faut mettre davantage d’argent pour faire venir Cristiano Ronaldo, ils sont capables de le faire, reprend Nabil Ennasri. Le Qatar doit tordre le cou à une de ses principales critiques : Le manque de crédibilité footballistique. Le Qatar a besoin de la Ligue des champions. C’est bien d’avoir 10 titres de champion de France, mais ça ne vaudra jamais une Ligue des champions ».

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