01:35
Barcelone-PSG: Que manque-t-il à Paris pour la Ligue des champions?
FOOTBALL•Les Parisiens se sont fait éliminer par Barcelone en quart de finale, le 3e échec de suite à ce stade...Antoine Maes
«Rien à dire». «Le Barça était trop fort». «Ils étaient meilleurs que nous». Que ce soit chez Maxwell, Blaise Matuidi ou Zlatan Ibrahimovic, les mots sont souvent les mêmes: après avoir pris 5-1 sur les deux matchs contre Barcelone, les Parisiens sont presque résignés. Déçus, c’est compréhensible. Mais ce n’est pas une raison pour être fataliste, après la 3e élimination de suite du club en quart de finale de la Ligue des champions. Surtout si le PSG veut briser le plafond de verre la saison prochaine. 20 Minutes revient sur les éléments qui font que le PSG n'est pas encore en mesure
Un coach qui pèse plus sur le match
On vous arrête tout de suite: on ne tombera pas dans le Laurent Blanc-bashing de base. La qualification en 8e de finale contre Chelsea, surtout au retour, porte d’ailleurs pour beaucoup sa marque. Mais l’influence s’est arrêtée contre le Barça. Au Parc, l’entraîneur parisien a subi les absences de Verratti, Motta et Ibrahimovic sans chercher à changer quoi que ce soit à son système. Au Camp Nou, c’est la tactique qui a posé question: fallait-il vraiment attendre les Barcelonais si bas? Il n’est pas interdit de penser que c’est le Barça qui a obligé le PSG à ne pas respecter cet éventuel plan de jeu. Mais si c’est le cas, les coéquipiers de Marco Verratti ont bien vite renoncé. «Je m'attendais à ce qu'on fasse un meilleur match mais l'adversaire ne l'a pas permis, comme au match aller», regrette Laurent Blanc.
« A droite, c'est ce qu'il se passe quand vous pressez bien le #Barça. A gauche, c'est ce que le #PSG a fait hier soir. pic.twitter.com/3YR7wynfjM — Florent Toniutti (@flotoniutti) 22 Avril 2015 »
Un effectif plus complet, malgré le fair-play financier
Certes, faire sans Verratti et Ibrahimovic à l’aller, puis sans Thiago Silva au retour, tout en se privant de Thiago Motta sur les deux matchs, ça ferait beaucoup pour toutes les équipes du monde. Le problème, c’est l’écart de niveau entre les tauliers et leurs remplaçants. C’est surtout vrai au milieu de terrain pour Adrien Rabiot (certes encore jeune) et Yohan Cabaye (certes souvent blessé et qui manque de rythme). Mais la remarque vaut aussi pour les attaquants, qui n’ont pas marqué un seul but au Barça. Le rendement de Cavani sur les matchs doit parfois faire regretter les 65 millions d’euros investis sur lui il y a deux ans. Problème: avec le fair-play financier, et malgré des négociations serrés avec l’UEFA, le PSG ne pourra dépenser «que» 55 millions d’euros cet été. En clair, il faudra être malin.
« Ceux qui parlent du fair-play financier comme facteur limitant pour le PSG peuvent jeter un œil sur le budget et les résultats de Porto — Stéphane Kohler (@StephaneKohler) 21 Avril 2015 »
Du temps, tout simplement, et ça, ça ne s’achète pas
A Chelsea, Roman Abramovitch a mis 9 ans et 2 milliards d’euros pour finalement remporter la Ligue des champions. Racheté en 2008 par un fonds d’investissement d’Abu Dhabi, Manchester City n’a disputé aucun quart de finale de C1. Le PSG pour sa part a atteint ce stade pour la troisième saison de suite. «Il faut être patient en Ligue des champions, créer une grosse identité, un gros club, cela prend du temps», souffle Laurent Blanc. Qui n’a pas hésité à prendre l’exemple du Barça pour appuyer sa démonstration: «Si vous êtes suiveur de Barcelone, vous savez la patience qu’il faut avoir pour gagner la Ligue des champions. La première, il l’a gagnée en 1992, pour un club centenaire… J’espère que Paris n’attendra pas aussi longtemps». Nous, aussi, Laurent, nous aussi.


















