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L'Angleterre s'émeut de la gestion «bordélique» de l'affaire Sampson-Aluko

Angleterre: La gestion «bordélique» de l'affaire Sampson-Aluko fait débat

FOOTBALLL'ex-sélectionneur de l'équipe féminine anglaise s'est fait licencier après des accusations de racisme...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

«Bordélique»: la Commission parlementaire britannique chargé du sport, des médias et de la culture n'a pas mâché ses mots pour qualifier la Fédération anglaise de football et sa gestion du cas Mark Sampson, l'ex-sélectionneur de l'équipe d'Angleterre féminine renvoyé en septembre.

La gestion de la situation «a fait naître des doutes sur leur capacité à faire avancer la FA», a déclaré le président de la commission Damian Collins, dans des propos rapportés jeudi par la BBC. «Il faut que la FA reconnaisse ses erreurs, et pas seulement sur le cas Mark Sampson», a ajouté le parlementaire, avant d'évoquer une gestion «bordélique» du dossier sensible.

Des accusations de racisme au sein de son équipe

Des propos qui font échos à ceux de la ministre des Sports Tracey Crouch, qui avait qualifié la situation de «foutoir» en septembre. «J'espère que la FA va retenir les leçons de toute cette triste histoire et s'assurer que tout le monde, dans le sport ou dans le grand public, ait confiance dans ses démarches et procédures», a réagi la ministre dans un communiqué jeudi.

Les parlementaires se sont penchés mercredi sur le cas de Sampson, après les accusations de racisme de la part de deux joueuses, Eni Aluko et Drew Spence, pour des propos tenus en 2014 et 2015.

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Le rapport d'une avocate indépendante, publié mercredi, avait disculpé Sampson des accusations de racisme formulées par Aluko, estimant cependant que ses remarques étaient «discriminatoires sur une base raciale». Deux précédentes enquêtes mandatées par la FA avaient conclu à l'innocence du technicien.

Sampson avait toutefois été renvoyé en septembre pour d'autres faits remontant à l'époque où il entraînait les équipes féminines de Bristol (2009/13), à la suite d'un réexamen des preuves d'une enquête précédente. Si la FA s'est excusée auprès des joueuses, son directeur Martin Glenn a refusé d'admettre les erreurs de la FA dans la gestion du cas Sampson. De son côté, le président Greg Clarke a refusé de s'excuser personnellement auprès d'Aluko.