France-Biélorussie: Qualifiés pour la Coupe du monde mon frère (et pas grand-chose d'autre)

FOOTBALL Les Bleus ont assuré leur qualification sans briller plus que de nécéssaire (2-1)...

N.C. et J.L.

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Giroud et Griezmann ont porté les les Bleus contre la Biélorussie.

Giroud et Griezmann ont porté les les Bleus contre la Biélorussie. — Michel Euler/AP/SIPA

Au stade de France,

A nous la Russie ! L’équipe de France s’est qualifiéepour la Coupe du monde en battant la Biélorussie (2-1), hier, au Stade de France. On n’en attendait pas moins d’elle, étant donné le pedigree de l’adversaire et la situation favorable dans laquelle elle se trouvait au début de la soirée. D’ailleurs, les Bleus auraient même pu perdre sans que ça change quoi que ce soit, la Suède ayant été balayée aux Pays-Bas (2-0). Mais franchement, ça aurait été fâcheux pour tout le monde de valider son ticket de cette manière et l’élan qui les accompagne après ces deux dernières victoires constitue une bonne base de travail. Ça tombe bien, il y en a pas mal, encore, pour prétendre à quelque chose l’été prochain.

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Qualifiés au petit trot

Se qualifier, c’est bien, mais le faire en sortant premier de son groupe (ce qui n’était plus arrivé depuis 2005, au passage) après une dernière belle victoire, c’est encore mieux. Contrat à moitié rempli pour les Bleus, qui n’ont pas su emballer complètement ce match alors qu’ils avaient réussi à faire le break autour de la demi-heure de jeu. Le reste ? Beaucoup d’imprécisions devant, quelques trous d’air derrière, et un but encaissé qui fait tâche, quand même (44e). L’impression finale est mitigée, mais on aura le temps d’en reparler après une bonne teuf bien méritée.

Les GG flingueurs ne lâchent rien

Les jeunes chiens fous aboient, de Martial jusqu’à Mbappé, mais la caravane des GG continue de passer avec la sérénité d’un tweet de Donald Trump. Personne n’a trouvé mieux, encore, que l’association Giroud-Griezmann en équipe de France. Le premier a fait un chantier pas possible dans la défense biélorusse, disputant tous les ballons possibles avec n’importe quelle partie du corps, jusqu’à marquer du tibia sans le faire exprès (31e). Le second n’a pas raté le face-à-face avec Tchernik qui a libéré les esprits (27e). Voilà qui nous fait 44 buts à deux eux en bleu, dont 28 pour le seul Giroud, qui n’est plus qu’à six longueurs de Trezeguet. Oui, Trezeguet.

« Sale » soirée aussi pour DD : On n’est pas beaucoup plus avancé

C’était tout l’enjeu de ces deux dernières années, par-delà la qualification. Comment faire progresser le finaliste de l’Euro 2016 pour le transformer en vainqueur de la Coupe du monde 2018 ? On cherche encore la réponse, et ce n’est pas une question de matériel. Le soir de France-Portugal, Mbappé était encore dans le ventre de sa maman et Dembélé même pas dans les 30, par exemple. Pourtant, l’équipe de France ne semble pas avoir amélioré son expression collective d’un pouce, et aucune autre certitude que l’efficacité de son duo d’attaque « historique » n’est venue nourrir son baluchon avant la campagne de Russie. Il reste encore huit mois ? Ça passe vite, huit mois.