Euro 2016: Les dix moments qui nous font dire qu’on va la gagner cette finale France-Portugal
FOOTBALL•Parce que les signes, ça ne trompe pas, surtout avant une finale de l'Euro 2016 entre la France et le Portugal...J.L et F.L.
Au Stade de France,
C’est une longue journée à attendre, mais une journée qui restera. Dans 20 ans, peut-être, le 10 juillet aura remplacé le 12 dans les anniversaires et les conversations sur le bon vieux temps. Cela voudra dire que la France aura gagné ce championnat d’Europe à la maison, un exploit dont elle n’a jamais été aussi proche depuis le 10 juin et ce match d’ouverture si stressant contre la Roumanie. A l’époque, il fallait une bonne dose d’optimisme pour penser qu’on s’en reparlerait un mois après. Nous y voilà, pourtant, accompagnés d’une sensation grisante : Il ne peut rien nous arriver dimanche soir, l’affaire était déjà écrite depuis longtemps.
Quand Hollande a été élu en 2012
Ça n’a l’air de rien mais quand Hollande a gagné la présidentielle, on a eu un bon présage. L’Euro 1984 ? La gauche est au pouvoir. 1998 et 2000 ? Si Chirac est président, c’est la gauche qui gouverne. 2016 ? Même si ce n’est pas flagrant sur le papier, la gauche est bien au pouvoir. Sauf si un 49-3 inattendu repousse la finale, il ne peut rien nous arriver.
Quand Platini a quitté la présidence de l’UEFA
On aime bien notre Platoche national mais franchement, quand il était président de l’UEFA, c’était un peu la lose pour les Bleus. Arrivé au pouvoir en 2007, un an après la finale perdue du Mondial allemand, Platini n’a jamais connu sous son mandat une équipe de France dans le dernier carré. 2008-2010-2012-2014. Entre Mondial et Euro, entre grève du bus et quarts de finale maximum, la gouvernance Platini n’est vraiment pas la meilleure période de l’équipe de France. Bonne idée cette histoire de salaire remis à plus tard, finalement.
Quand on a vu le XV de France se faire humilier par les Blacks
Le sport c’est comme tout le reste, on ne peut pas être gagnants sur tous les tableaux. Nos rugbymen n’ont pas vidé le modjo de la victoire lors de la Coupe du monde, cela veut dire qu’il nous en reste un peu pour l’année 2016, qui n’a pas non plus vu le PSG remporter la Ligue des champions ou un Français enfin succéder à Yannick Noah au palmarès de Roland-Garros. Ah, et vu la gueule de ce début de Tour de France pour Pinot, ça ne devrait pas venir de là, non plus. Bref, on a tout gardé pour dimanche.
Quand Deschamps a pris Payet (je ne pense pas que vous compreniez)
♫ Nous avons Payet, Dimitri Payet
Je ne crois pas que vous comprenez
C’est l’homme de Super Slaven
Il est meilleur que Zidane
Nous avons Dimitri Payet ! ♫
Quand Philippe Martinez s’est fâché
La CGT n’y est pour rien dans le beau parcours des Bleus. Il n’empêche qu’à chaque fois que des grèves ont lieu en juin pendant une grande compétition, l’équipe de France va souvent au bout. Cette année, c’est la loi travail qui a mobilisé les manifestants. En 1984, le projet sur l’école laïque avait vu déferler 1, 5 millions de manifestants. Enfin en 1998, une grève des pilotes d’Air France s’était déroulée en plein Mondial. Quand les Bleus vont loin, tout le monde sort dans la rue…
Quand on a vu le calendrier des phases finales
Une semaine avant le huitième, une autre avant le quart. S’il fallait parler de scandale pour les Bleus pendant l’Euro, ce serait au niveau des jours de récup. Plus que tous les autres pays dans cet Euro. La force du pays organisateur, on va dire. Même si ça ne marche pas à tous les coups. Pour la finale, les Bleus auront un jour de récupération de moins que le Portugal. Mais bon, on n’a pas trop insisté là-dessus car il ne faut pas abuser. La France a été très bien servie avant ça.
Quand Rami a été suspendu pour les quarts
Jusqu’ici c’était panique en folie. Dans cet Euro, il y a bien eu un avant et un après Adil Rami pour la défense française. Avant Rami, passé de même pas réserviste à titulaire, affolait les supporters français à la moindre touche de balle. Après son carton jaune contre l’Irlande, synonyme de suspension en quarts, Umtiti le pompier est arrivé, la France n’a pas pris de but et la défense des Bleus n’est même plus un sujet de débat. Merci pour tout Adil (on t’aime d’amour pour tes passages en zone mixte, ne change rien).
Quand Schweinsteiger a mis la main au mauvais endroit
C’est pas qu’on prenait l’eau mais pas loin. Après dix bonnes premières minutes en demi-finale face aux Allemands, les Bleus se font progressivement marcher dessus par la Mannaschaft, comme à la belle époque. C’est à ce moment-là que Schweinsteiger a décidé de nous tendre la main. Juste avant la mi-temps. A la suite d’un corner, le capitaine allemand a sauté sans contrôler sa mimine. Bon, ça n’aurait pas été un scandale non plus de ne pas siffler. Après ça, on peut se dire que les planètes sont alignées, quand même.
Quand on a su qu’on jouait le Portugal en finale
Notre victime préférée depuis… depuis toujours, en fait. A chaque fois que la France a gagné un championnat d’Europe, elle a dû affronter le Portugal à un moment donné, souvent en demi-finale. A chaque fois, cela a donné un scénario incandescent et un but dans les dernières secondes des prolongations. A chaque fois, cela nous a souri à la fin. Si cet Euro est celui de la fin des malédictions, on reste confiants : celle-ci sera toujours d’actualité dimanche soir à minuit.
Quand on a vu cette statistique de Ronaldo
On vous laisse en prendre connaissance, c’est cadeau.


















