Euro 2016: France ou Allemagne, les Portugais sont déjà bouillants pour la finale
FOOTBALL•En attendant de savoir qui ils vont affronter en finale de l'Euro 2016, joueurs et supporters portugaisN.C.
Le parcours du Portugal dans cet Euro est un roman à lui tout seul. Passé par la fenêtre pour accéder au tableau final (3e de poule derrière l’Islande et la Hongrie), le Portugal a éliminé le pays de Galles mercredi en demi-finale (2-0) et va débarquer par la grande porte au Stade de France, dimanche, pour la deuxième finale de son histoire.
Que Ronaldo et ses partenaires ne fassent pas lever les foules n’est qu’un détail. A ce niveau, seul le résultat compte. Personne ne dira le contraire, et surtout pas Fernando Santos, le sélectionneur. « Le Portugal a toujours une idée de jeu précise. Je l’ai toujours vu comme une équipe, certaines fois nous avons mieux joué que d’autres, mais cela nous importe peu que ce soit spectaculaire ou pas, dit-il. Certaines fois vous jouez de manière peu spectaculaire, et vous gagnez, d’autre fois, vous jouez de manière très spectaculaire et vous perdez ». Place à la dernière marche, donc. Joueurs ou supporters, les Portugais sont déjà bouillants, la preuve (enfin, LES preuveS).
Ils ont enflammé Marcoussis à 3h du mat’
La Seleçao est comme chez elle au Centre national du rugby, à Marcoussis. Il n’y a qu’à voir les centaines de personnes massées devant l’entrée pour l’accueillir à son retour de Lyon, à 3h du mat’, dans la nuit de mercredi à jeudi.
La communauté portugaise en France, c’est 1,2 million de personnes, dont la très grande majorité en Ile-de-France (Essonne, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis). Elle aime son équipe nationale et est du genre soudée, « 20 Minutes » est bien placé pour le savoir. Depuis un mois, maintenant, les joueurs portugais peuvent sentir un soutien populaire dont le souffle ne cesse de gonfler. Et ils le rendent bien.
aIls ont déjà commencé à envahir les Champs
Pendant que certains allaient à Marcoussis, d’autres migraient vers les Champs-Elysées. Déjà. « Why is that ? », se sont demandés des touristes qui passaient par là sur les coups de 23h00. « That », pour désigner des Portugais en train d’agiter des drapeaux et de klaxonner en passant en voiture, d’autres en train de craquer des fumigènes, tous en train de crier « Portugal ! Portugal ! ». La fête a duré jusque tard, et ce n’était sûrement qu’un échauffement en cas de victoire dimanche.
Ils ne vivent plus que pour ça au pays
Si la région parisienne est repeinte pour partie en rouge et vert, que dire de Lisbonne ! La célèbre place du Commerce, transformée en immense fan-zone, bouillonne. Des dizaines de milliers de Portugais, venus regarder la demi-finale sur écran géant, ont espéré, gueulé, prié et enfin explosé de joie mercredi soir. Evidemment, Ronaldo, auteur d’un coup de tête dans la stratosphère, a été fêté comme « le meilleur joueur du monde », d’après ce qu’on peut lire dans les médias locaux. Difficile de leur donner tort.
Le Madrilène aura 10,37 millions de compatriotes derrière lui dimanche, et pas un de moins. Enfin, si l’on en croit le dernier recensement de population disponible.
Ils ont un top joueur qui veut ce trophée plus que tout
Il a marqué, fait marquer - involontairement -, et on a le sentiment que ce n’est pas fini. Ronaldo a été fidèle à son statut lors de la demi-finale, rejoignant au passage Michel Platini dans l’histoire en inscrivant son 9e but dans un Euro. Il a dit après le match que « ce n’était pas important », et on a envie de le croire. En tout cas dans ses aspirations immédiates. Lui qui a connu la cruelle défaite à domicile en finale en 2004 ambitionne plus que tout d’être le capitaine qui amènera enfin un titre à un pays toujours placé mais jamais gagnant.
aOn laissera donc le mot de la fin au patron :
« « Nous avons toujours rêvé d’en arriver là, j’ai toujours rêvé de remporter un trophée avec le Portugal et nous sommes à une marche de cela. Je suis très confiant, tous les joueurs, moi-même, tout le Portugal, tous les Portugais mériteraient de remporter ce trophée. Nous sommes une vraie équipe, notre équipe nationale est unie, solidaire, c’est de cette façon que nous sommes arrivés là. On peut continuer à rêver ». »


















