Euro 2016: Après Galles-Belgique, Wilmots assume le fiasco mais ne démissionne pas (encore)

FOOTBALL Le sélectionneur de la Belgique est sous le feu des critiques après l'élimination de la Belgique par le pays de Galles en quart de finale...

Francois Launay

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Marc Wilmots, le sélectionneur de la Belgique lors d'un match disputé face à la Norvège le 5 juin 2016 à Bruxelles.  / AFP PHOTO / JOHN THYS

Marc Wilmots, le sélectionneur de la Belgique lors d'un match disputé face à la Norvège le 5 juin 2016 à Bruxelles. / AFP PHOTO / JOHN THYS — AFP

A Lille,

La route était toute tracée mais la Belgique a raté son virage le plus important. Eliminés de l’Euro après une défaite inattendue contre le Pays de Galles vendredi en quart de finale, les Diables Rouges sont dans le dur. Alors que cette équipe faisait partie des gros outsiders de l’Euro, elle est désormais en crise.

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Courtois tacle Wilmots indirectement

Sous le feu des critiques, Marc Wilmots, le sélectionneur belge, fustigé pour son manque de culture tactique. Sans le nommer, son gardien Thibaut Courtois n’a pas hésité à critiquer la tactique de son équipe après cette élimination.

Wilmots assume ses choix défensifs

« Je peux comprendre les réactions à chaud. Thibault avait un rêve : devenir champion d’Europe, le rêve n’est plus là. Mais je pense que la stratégie était bonne. On a fait un excellent match pendant 25 minutes et puis subitement on a reculé 15 mètres plus bas. Je ne m’explique pas pourquoi. Après, je ne suis pas un magicien. Mais c’est moi qui suis le responsable d’avoir mis une équipe jeune sur le terrain On a dû refaire 50 % de la défense au dernier moment mais je ne peux pas remplacer l’expérience», regrette le sélectionneur belge obligé de remplacer Vertonghen (blessé) et Vermaelen (suspendu) par Lukaku et Denayer, inexpérimentés en défense.

Il n’a pas encore décidé de démissionnner

Si la défense a pris l’eau, Wilmots ne devrait pas sortir indemne du marasme. Même si, pour l’instant, il n’a pas encore pris la décision de démissionner. «J’ai dit que j’allais prendre ma décision après l’Euro. Je ne prends pas de décision à chaud. Tout est possible mais aujourd’hui je ne pense pas arrêter. Je vais réfléchir et attendre. Laissez-moi le temps». a conclu Wilmots.

Pas sûr que son message sera entendu. Depuis vendredi, le sélectionneur, sous contrat jusqu'en 2018, est clairement devenu l’ennemi numéro 1 en Belgique. Après quatre ans aux commandes de la sélection, il ne devrait pas survivre au fiasco gallois.