01:59
Benoît Cheyrou: «José Anigo apporte de la rigueur» à l'OM
FOOTBALL•Le milieu de terrain de l’OM est revenu pour «20 Minutes» sur les méthodes de travail de José Anigo…Propos recueillis par Camille Belsoeur, à Marseille
C’est douché et détendu après l’entraînement, que Benoît Cheyrou, l’un des cadres du groupe marseillais, nous a reçus dans la salle d’interview du centre Robert-Louis Dreyfus. Assis sur un fauteuil aux couleurs phocéennes, il s’est confié sur son retour en forme et sur la méthode José Anigo. Un entraîneur qui dit du milieu de l’OM : « C’est vraiment le trentenaire qui apporte quelquechose aux jeunes. »
Benoît, la défaite à Lyon en Coupe de la ligue (1-2) ne marque pas un coup d’arrêt dans la dynamique récente de l’OM (5 matchs sans défaite)?
Il vaut mieux faire une série de matchs sans défaite bien sûr, après c’était un contexte différent de celui du championnat...
José Anigo, qui a remplacé Elie Baup, a bien relancé l’équipe en Ligue 1. Comment l’expliquez-vous?
Dès qu’un nouvel entraîneur arrive, chaque joueur a envie de lui prouver qu’il peut compter sur lui. Tout le monde a envie de montrer qu’il a sa place dans le onze de départ. Et puis, le groupe [Anigo] le connaît bien pour le côtoyer au quotidien depuis plusieurs mois. Après, il apporte de la fermeté, de la rigueur, et aussi des idées tactiques comme chaque entraîneur peut en avoir.
Y-a t-il eu un choc psychologique?
A chaque fois qu’il y a un changement d’entraîneur en cours de saison, il a forcément des idées différentes de son prédécesseur. Donc toutes les cartes sont remises à plat et chacun a sa chance; tout le monde a envie de prouver sa valeur. C’est une remise en question naturelle.
Le vestiaire vit-il mieux depuis l’arrivée d’Anigo sur le banc?
Le groupe a toujours bien vécu, c’est faux de dire qu’il ne vivait pas bien avant. Il y a une très bonne ambiance dans ce groupe, même si comme partout il y a parfois des altercations, des tensions.
Sur un plan personnel, vous semblez revenir en forme après un début de saison où vous étiez plus sur le banc. Vous avez notamment inscrit le but de l’égalisation à Evian. Votre impression?
Je suis là pour jouer. C’est clair que le dernier match où j’ai joué [à Evian, le 12 janvier], on a gagné et j’ai marqué. Ce sont des choses qui font plaisir.
Vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes le seul joueur de Ligue 1 avec Benoît Pedretti à avoir inscrit au moins 1 but en championnat lors des douze dernières saisons. Comment l’expliquez-vous?
Je ne le savais pas (sourire). Je marque souvent de la tête, peut-être parce que je ne suis pas trop attendu par les adversaires sur les coups de pied arrêtés. Après ce n’est pas mon rôle principal d’être devant le but, mais en tant que milieu de terrain, c’est bien d’apporter le surnombre devant le but. Voilà, la chose la plus difficile en football est aussi la plus agréable [marquer des buts].
En début de saison, c’est Giannelli Imbula qui était titulaire à votre place au milieu de terrain. Avec José Anigo, c’est vous qui êtes le plus souvent aligné. Qu’est-ce qui fait la différence entre Cheyrou et Imbula?
Je n’aime pas trop parler des autres joueurs. Avec Imbula, on a déjà joué ensemble au milieu de terrain. Ce n’est pas Cheyrou contre Imbula, ou Imbula contre Cheyrou. On est quatre ou cinq à pouvoir jouer au milieu de terrain.
Plus généralement, comment sont les relations entre les jeunes arrivés cet été, et les cadres du vestiaire? On a souvent dit qu’il y avait des tensions de ce point de vue quand Elie Baup était sur le banc…
Je pense que les jeunes sont à l’écoute. On se parle sur le terrain, on échange, dans les deux sens d’ailleurs. Ce ne sont pas les cadres qui ont raison où les jeunes qui ont tort.



















