Ligue1/PSG-Ajaccio: Paris ou l'art de se compliquer la vie
FOOTBALL•Les joueurs de Laurent Blanc ont de nouveau été menés au score face à Ajaccio (1-1)...Julien Laloye, au Parc des Princes.
Ce n’est pas comme si Laurent Blanc n’avait pas prévenu. C’est même le message prioritaire que le nouvel entraîneur parisien tente de faire passer à ses troupes sur ce début de saison. Surtout, marquer en premier, pour se faciliter la tâche «et ne pas laisser un adversaire prétendu inférieur prendre confiance au bout d’une demi-heure de jeu». Contre Ajaccio dimanche au Parc, comme à Montpellier ou face à Bordeaux plus en amont, le PSG s’est attaché à faire le contraire avec une application touchante. «Les équipes savent qu’on a du mal à rentrer dans le match. Ils marquent su leur seule occasion et après ça devient difficile pour nous» abonde Blanc, un brun fataliste.
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On pourra rétorquer que le but de Pedretti était superbe –une frappe en lucarne intouchable pour Sirigu- et qu’il s’est agi d’un coup de folie passager, la seule fois en effet où Corses se sont vaguement aventurés hors de leurs trente mètres, presque surpris eux-mêmes d’une telle témérité. «Déjà qu’ils étaient venus seulement pour défendre, souligne Lucas, le but n’a pas arrangé les choses. Après c’était pire, ils ont défendu à dix, encore plus bas». D’où ce genre de course'poursuite gênante à une période de la saison où le PSG se trouve logiquement en rodage. Blanc encore: «Je ne vais pas donner la même excuse à chaque fois, mais la différence de préparation que l’on a avec ces équipes se voit. Sur deux ou trois duels défensifs on n’a pas la même énergie que l’adversaire et voilà».
Cela dit, si les Parisiens ont de la constance dans leurs débuts de matchs ratés, ils ont le mérite d’être tout aussi réguliers dans leurs fins de match époustouflantes. Dimanche, on a compté trois énormes parades d’Ochoa et deux barres transversales de Thiago Silva rien que dans les dix dernières minutes. Sans compter la bonne trentaine de tirs (39 contre…1 au total) qui a précédé et qui aurait dû suffire à corriger l’ACA. «Ils ont eu une occasion, ils l’ont mise, déplore Motta. On aurait pu jouer des heures comme ça…Mais on a eu bonne réaction en deuxième mi-temps, on a juste manqué de chance».
«On a juste manqué de chance»
Le plus encourageant dans tout ça ? Paris n’a pas fait grand-chose de bien avec le ballon. Ibra et Cavani se sont souvent marchés dessus, Lucas a passé son temps à s’échouer dans l’axe, et Pastore a été égal à lui-même, c'est-à-dire inégal. Bref les reproches que l'on faisait au PSG de Carlo Ancelotti l’an dernier à la même époque. Lequel ne comptait alors pas plus de points que celui de Laurent Blanc.


















