01:06
Football: On a vu le classement de la saison de Ligue 1 pour vous (2e partie)
FOOTBALL•«20 Minutes» vous livre son classement 2013-2014 en exclusivité...Julien Laloye
La deuxième partie de tableau
11 - Nice
Comme attendu, l’OGC Nice a surperformé pour sa première saison avec Claude Puel. Si l’on suit donc les règles du théorème puélien, guère différent du baupien, la deuxième saison sera tout juste passable. Il faut dire que les blessures diplomatiques de Dario Cvitanich jusqu’à son prêt au Rubin Kazan en janvier n’aident pas. Tout comme le nouveau stade, pas assez intimidant pour l’adversaire. Une bonne nouvelle tout de même, Grégoire Puel est le seul joueur de L1 à disputer les 38 matchs en intégralité. Sans favoritisme aucun, évidemment.
12- Lorient
Sans Benjamin Corgnet et sans Jérémie Aliadière, parti le 1er septembre pour Arsenal, Lorient n’entame pas la saison sereinement, malgré le mois d’août magique d’Alain Traoré (huit buts dont six lucarnes de 30 mètres). Il faudra les visites régulières de Katsuni, nouvelle compagne du trader Loïc Ferry, pour motiver les troupes au stade de la Route de Lorient. Principal fait d’arme, une rossée au Stade Rennais de Salma Hayek au cœur de l’hiver, comme pour mieux rappeler à l’actrice ses 47 ans. L’arrogance de la jeunesse.
13 – Sochaux
Avec sa tête de condamné qui s’en sort ric-rac à chaque fois, le FC Sochaux a acquis un certain respect dans le bas de tableau de L1. D’ailleurs Evian, beau joueur, lui signifiera d’entrée en laissant Bakambu inscrire un quadruplé lors de la première journée. Longtemps meilleur buteur de L1 devant Cavani et Ibra, l’avant-centre sochalien va faire rêver Bonal comme aux plus belles heures de Mickaël Pagis, avant de finir comme Pierre-Alain Frau. Mais ça le brave Cédric ne le sais pas encore, laissons-le profiter.
14 – Nantes
Voilà quatre ans que la gestion folklorique de Waldemar Kita nous manquait. Pour le plus grand bonheur de la L1, le président du FC Nantes est de retour dans la place, avec une interdiction de recruter à gérer d’entrée. Heureusement prononcée après l’achat du défenseur vénézuélien Oswaldo Viscarrondo, le nouveau Mauro Cetto de Loire-Atlantique. Contre toute attente et en dépit des efforts de Kita, qui change quatre fois d’entraîneur en un an, le FC Nantes se maintient sans forcer. Ce n’est que partie remise.
15 – Bastia
Squillaci-Modesto derrière, Sablé-Romaric au milieu et Maoulida-Ilan devant, Bastia a trouvé son équipe sur Football Manager 2001-2002, à une époque où jouer à Furiani voulait encore dire quelque chose. Seulement suspendus pour trois matchs la saison passée, les supporters corses haussent le ton et font du déplacement corse un enfer pour le continent. Lucas y perd d’ailleurs deux chevilles pour un déboulé irrespectueux sur Palmieri à l’automne. De quoi calmer tous les attaquants de L1 pour le reste du championnat.
16 – Guingamp
Le Grenoble de la saison à venir. Deux montées successives depuis le National, un mélange de vieux briscards (Lionel Mathis, Thibault Giresse, Cédric Fauré) et d’espoirs respectables, un coach qui aime le beau jeu (Gourvennec), Guingamp a tout pour se maintenir sans (trop) souffrir grâce à un départ canon et le retour en prêt d’Imbula, qui n’a pas convaincu à Marseille. Yatabaré, deux fois plus de buts que Gignac et Payet réunis à la trêve, fera le chemin inverse. Sans pour autant pénaliser Guingamp, vraie bonne surprise de la saison.
17 – Valenciennes
Il n’y a pas que Lyon qui a des problèmes d’argent. Le Valenciennes de Daniel Sanchez, délesté de Danic, Isimat-Mirin et Aboubakar pendant le mercato, n’est pas beaucoup mieux loti. Au point de passer l’année 2014 dans la charrette pour la L2. Consciente que sans José Saez la Ligue 1 et le football vrai en prendraient un sacré coup, la LFP décide de pénaliser Ajaccio de six points lors de l’avant dernière journée. Une histoire de collusion avec le milieu nationaliste qui tombe à pic pour VA, maintenu de justesse.
18 - Ajaccio
19 – Reims
Soyons francs, Reims a une bonne petite équipe de L1, qui ne mérite pas plus de descendre que Nantes ou Sochaux. Sauf que les Champénois mettront des mois à se remettre de leur double victoire contre Paris. Trois à l’aller et trois au retour. Pendant ce temps-là les concurrents engrangent et Gaëtan Charbonnier, auteur d’un doublé à chaque fois, est trop occupé à négocier son départ pour Newcastle. Tacalfred a beau raser ses dreads pour remobiliser son monde, ça ne suffit pas. Cette fois, les bulles sont éventées pour de bon.
20 – Evian
Pourquoi faire descendre Evian? Parce qu’il était temps diront les mauvaises langues et les genoux de Sidney Govou. Parce que Sougou et Bérigaud, répondent les connaisseurs. Avec le recul, il est vrai que se séparer de Khlifa et Sagbo juste avant la reprise n’était peut-être pas l’idée de l’année. Encore que recruter un Colombien nommé Escobar aurait pu compenser, si le malheureux n’avait pas fini sa courte existence noyé dans le lac d’Annecy. La pige de Pablo Correa ne change rien, ETG retrouve la L2 dans l’indifférence générale.



















