Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Coupe du monde de rugby: Si le XV de France se mettait au foot, ça donnerait quoi?

Coupe du monde de rugby: Si le XV de France se mettait au foot, ça donnerait quoi?

RUGBYOn a imaginé notre onze des Bleus du rugby…
Julien Laloye

Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Cardiff,

Une idée couillonne de plus à notre actif. Puisque le XV de France partage provisoirement les installations du Vale Resort avec la sélection galloise de foot, en lice pour les qualifications de l’Euro 2016, nous avons imaginé la composition des Bleus pour un petit match d’entraînement entre les deux équipes. Au foot bien évidemment, on ne veut pas de morts sur le terrain. Pour ne pas trahir l’esprit du XV de France version Saint-André, nous sommes partis sur un 4-3-3 bâti pour contrer, un peu, et détruire l’adversaire, beaucoup. Si le boulot est fait, peu de chances que Gareth Bale garde ses tibias intacts pendant plus de cinq minutes.



Le gardien

Notre choix se porterait sur Morgan Parra. Il est petit, d’accord, mais pas plus que Jérémie Janot, et surtout il réunit deux qualités indispensables pour le poste : aboyer sur sa défense ne lui posera aucun problème, et la qualité de son jeu au pied long devrait permettre de trouver de belles touches à proximité de la surface adverse.

La défense centrale

Nous misons sur la complémentarité de la paire Kayser/Szarzewski habituée à travailler ensemble. La présence du talonneur clermontois n’a pas fait débat. Il faut toujours un Kaiser pour cornaquer l’équipe depuis le poste de libéro. Le racingman gagne sa place grâce à sa coupe de cheveu et à un peu de nostalgie : on a toujours eu un faible pour Fernando Couto.

Arrière latéraux

La place d’arrière-droit est naturellement réservée à Rory Kockott, qui y verra le moyen de lutter contre son hyperactivité gênante. Le Sud-Africain pourra multiplier les allers-retours et utiliser son pied droit pour centrer dès le milieu de terrain. A gauche, la place du mec trop mauvais pour jouer ailleurs, essayons Brice Dulin. Ça ne lui changera pas du boulot, où cet arrière de formation n’a pas d’autre choix que de jouer à l’aile pour espérer défier les Irlandais.

Le milieu de terrain

Incontestablement le point fort de notre onze. Peu d’adversaires pourront passer cette première tranchée sans y laisser un doigt, un œil, un avant-bras, un fémur, et que sais-je encore. D’abord double lame Bastareaud/Picamoles pour nettoyer la pelouse au karcher, puis le black destroyeur Thierry Dusautoir pour ramasser les restes en mode Lassana Diarra. Le capitaine des Bleus peut viser les 38 tacles en 90 minutes, comme au Millenium en 2007.


L’attaque

Le vrai casse-tête de cette composition, puisque le XV de France n’attaque jamais. La présence de Michalak en faux numéro 9 ou faux numéro 10, puisqu’il n’est l’un ni l’autre, semble indispensable vu la forme de moment, même s’il a parfois tendance à disparaître des matchs et à rater des coups francs importants. En confiance, il pourra créer des fausses pistes pour ses deux partenaires, Guitoune et Fofana.


Pourquoi Guitoune ? Parce que c’est notre Cristiano à nous. Il ne pense qu’à marquer ou qu’à ses cheveux et néglige trop souvent le repli défensif. Fofana, enfin, parce qu’il a vraiment joué au foot quand il était jeune, en compagnie de Jérémy Ménez, et que c’est l’élément le plus talentueux de notre ligne arrière. Aligné en pointe, il pourra exceller dans ce qui se fait de mieux : courir tout droit sans jamais lâcher son ballon.