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Rugby: Un poison néo-zélandais nommé Richie McCaw

Rugby: Un poison néo-zélandais nommé Richie McCaw

COUPE DU MONDEAlors qu'il va connaître sa 100e sélection contre la France samedi, le capitaine des All-Blacks divise toujours autant à cause de son style de jeu...
A.P. à Auckland

A.P. à Auckland

De notre envoyé spécial à Auckland,

Si vous cherchez Richie McCaw sur la pelouse, c’est simple il suffit de suivre le ballon. Le capitaine des All-Blacks ne doit jamais être à plus de deux mètres de lui. «Sur un terrain, on dirait qu'il est plusieurs», résume un autre troisième-ligne Fulgence Oudraogo. Ce don d’ubiquité a permis au capitaine de la Nouvelle-Zélande de ramener trois trophées de meilleur joueur du monde en 2006, 2009 et 2011. Samedi contre la France, le capitaine des Blacks entre dans le club très fermé des centenaires à même 30 ans.

«McCaw? Pénible.»

Cent sélections et presque autant de polémiques pour le joueur le mieux payé de Nouvelle-Zélande devant Dan Carter (420.000 euros la saison). En dehors de sa capacité à coller au ballon et à galoper pour deux, McCaw sait mieux que personne perturber les sorties de ballon adverses. Sir Alex Ferguson a dit un jour de Filippo Inzaghi «qu’il était né hors-jeu» et bien certains pensent que le numéro 7 des Blacks devait se trouver dans la même maternité que l’attaquant italien.

En France, Sébastien Chabal a porté la première attaque dans son livre Ma petite étoile: « L'ennui, c'est que McCaw est toujours à la limite de la faute. Et quand j'écris « à la limite », c'est une manière de dire qu'il la franchit plus souvent qu'il ne flirte avec… Sur dix actions auxquelles il participe, j'estime qu'il mérite d'être pénalisé à cinq ou six reprises.» Le deuxième-ligne Lionel Nallet souscrit à l’analyse de son grand copain : « McCaw? Pénible. C'est un poison. Si tu as une seconde de retard dans les déblayages, il a déjà les mains sur le ballon.»

«Il s’est retrouvé dans le collimateur des arbitres»

Les Sud-Africains ont ouvert les premiers la chasse au «Richie». Le toujours virulent sélectionneur des Boks, Pieter de Villiers accuse en 2009 les arbitres «de couvrir les tricheries de McCaw». Imanol Harinordoquy ne voit pas (ou plus) le Néo-zélandais au dessus des règles. «Après toutes ces polémiques, il s’est retrouvé dans le collimateur des arbitres, rappelle le troisième-ligne des Bleus. Il ne pouvait plus aller dans un regroupement sans être sanctionné.»

Aussi admiré soit-il en Nouvelle-Zélande, Richie McCaw reste aussi ce capitaine trop pénalisé et incapable de changer le plan de jeu de son équipe lors du quart de finale maudit de Cardiff contre la France en 2007. Quatre ans après, McCaw veut enfin prouver à l’image de son équipe qu’il n’est pas que le meilleur joueur de la planète rugby entre deux Coupes du monde. Il a même décliné l’invitation à son mariage du Prince William pour mieux préparer sa revanche.

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