depuis deux ans, Philippe montanier porte une double casquette
football Le coach du VAFC est aussi le préparateur physique de l'équipefrançois launay
C'est un cas unique en Ligue 1. Quand les autres clubs ont tous un préparateur physique attitré, Valenciennes est la seule formation de l'élite où l'entraîneur se charge lui-même de la remise en forme de ses joueurs. Non, le club nordiste n'a pas décidé de faire des économies mais a simplement choisi de faire confiance à Philippe Montanier. Depuis son arrivée il y a un an , il cumule les deux fonctions. « J'ai un passé de prof de sport et j'ai fait des études de Staps qui m'ont permis de découvrir la préparation physique. Je fonctionne comme ça depuis plusieurs années », justifie le coach valenciennois. Accompagné de son fidèle adjoint Michel Troin, lui aussi rompu à la préparation physique, Philippe Montanier n'a pas voulu changer une méthode qui a fait ses preuves pendant cinq ans à Boulogne et l'an dernier dans le Hainaut. Actuellement en stage de reprise à Pornic, où VA restera jusqu'à dimanche, le coach a débuté une préparation dite « intégrée », où endurance et jeux avec ballon sont alternés. « On travaille beaucoup l'athlétique. En ce moment, les charges sont un peu lourdes au niveau de l'endurance, mais le ballon est très présent et ce depuis la première séance », détaille l'entraîneur valenciennois.
Montée en puissance
Pendant les six semaines de préparation, l'endurance est privilégiée, mais la puissance, la force et la vitesse seront progressivement intégrées aux séances. « Notre deuxième stage aux Pays-Bas sera axé sur la vitesse mais surtout sur le terrain, avec beaucoup de stratégie technico-tactique », confie Philippe Montanier.
Après un mois et demi de vacances, durant lesquelles les joueurs ont coupé leurs efforts, le coach veut faire monter son groupe en puissance jusqu'à l'avant-dernière semaine de préparation. « A ce moment-là, le joueur doit être prêt à faire un match de 90 minutes de haut niveau », prévient l'entraîneur nordiste. VA a d'ailleurs choisi de jouer sept matchs amicaux destinés à travailler l'aspect physique, technique et tactique. Et si ses joueurs en bavent pendant ses séances, le coach lui apprécie cette phase de préparation. « Il n'y pas encore de remplaçant ni de titulaire et les résultats des matchs ne comptent pas. C'est un rêve pour un entraîneur », se réjouit Philippe Montanier.
Les choix se feront à l'issue de la préparation, juste avant le premier match de championnat, à Nice. Mais pour marquer des points, il faudra assimiler au mieux la méthode Montanier qui dénote dans le football français.



















