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Yao Ming, l’autre muraille de Chine

Yao Ming, l’autre muraille de Chine

BASKETBALL – Portrait d’un géant du basket…
Caroline Dijkhuis, à Pékin

Caroline Dijkhuis, à Pékin

Après Mao, c’est le visage le plus connu en Chine. Yao Ming, joueur de basket de 27 ans et premier Chinois à avoir intégré la NBA en 2002, s’affiche sur tous les murs, panneaux publicitaires ou packaging en tout genre. «C’est parce que c’est une vedette aux Etats-Unis que les Chinois en sont fiers», explique Yang Yi, un ami proche.

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Le pivot des Houston Rockets est l’un des meilleurs joueurs du championnat pro américain, il a permis à la Chine d’atteindre les quarts en 2004, une prouesse. Faute de ramener une médaille de Sydney et d’Athènes. «Il pense que monter sur le podium à Pékin est irréaliste, confie Yang Yi. Son objectif est d’améliorer les performances de l’équipe, mais il sait que le basket en Chine n’est pas assez pro.» En mars, l’annonce de sa fracture de fatigue au pied, qui a mis en danger sa participation aux Jeux, a tenu le pays en haleine.

Une vie privé étudiée à la loupe

Finalement, le géant de 2,26 m devrait être sur le terrain cet été. C’est «son rêve», assure-t-il. Pourtant, il ne cache pas que l’espoir que ses compatriotes placent en lui commence à lui peser. On le sent aussi soulagé d’avoir fui le système sportif public, même s’il a dû s’engager à revenir jouer en équipe nationale pour quitter le pays. D’autant plus que sa biographie, Opération Yao Ming, laisse entendre que ses parents, anciens basketteurs pro de 2,08 m et 1,88 m, avaient été poussés à se marier par les autorités sportives de Shanghai pour «concevoir un géant».

Quant à sa vie privée, elle est scrutée à la loupe : son mariage l’été dernier avec l’ancienne basketteuse Ye Li fait figure d’événement national. Mais lorsqu’il a fait un don de 48 000 € aux victimes du séisme du Sichuan, alors qu’il avait amassé 21 millions d’euros l’an dernier, il a été épinglé pour «pingrerie» dans tout le pays.

Le Top Ten de Yao en vidéo