En mars, la folie du basket s'empare des Etats-Unis
BASKET•Début de la March Madness, événement numéro1 aux Etats-UnisJulien Debove
La March Madness s'est officiellement emparée des fans de sport américains. Depuis le début du mois et jusqu¹aux premiers jours d¹avril, le tournoi
final du championnat de basket universitaire américain relègue au second plan les arabesques de Kobe Bryant et des autres stars de la NBA. Comme tous les ans à la même époque, les fans de sport américain sortent l¹écharpe de leur ancienne fac et se branchent sur la télé pour mater les matches de basket universitaire. 65 équipes sont sur les starting blocks pour assurer
la succession de l'équipe de Joakim Noah et enrichir la légende d¹une compétition totalement folle.
65 participants, 1 seul vainqueur
Les hostilités commencent véritablement le 16 mars. Ce jour-là, un comité de «sages» distribue 34 invitations pour le Jour J, en plus de celles déjà accordées aux champions des 31 conférences de la ligue. Le tournoi débute officiellement le 18 mars et s¹achève les 5 et 7 avril prochains par le «Final Four».
Entre les deux dates, une suite de matches couperets entre des facs rivales, des matches improbables entre grosses cylindrées et petits poucets, voilà le programme des prochaines semaines. Tout cela dans une ambiance de salle
grecque avec fans grimés et envahissements de terrain.
Qui pour succéder au Florida de Joakim Noah?
Le record de victoires de la fac de UCLA n¹est pas près de tomber. Mieux encore, les «Bruins» pourraient creuser l¹écart (11 trophées, 4 de plus que Kentucky) vu la qualité de leur effectif et la présence de Kevin Love, neveu d'un des Beach Boys et, accessoirement, un des meilleurs intérieurs du pays (17 points, 11 rebonds par match). Mais pour cela, il faudra passer sur le
ventre de North Carolina, le grand favori des observateurs américains après une saison exceptionnelle (29 victoires 2 défaites).
Le mois où se forgent les légendes
La March Madness est aussi l¹occasion de tester les futurs joyaux de la NBA sous haute pression. C¹est maintenant que se bâtit une réputation : comme celle de Jordan (la victoire de son équipe après un tir au buzzer fera de lui un winner), ou de Chris Webber (une erreur dans les dernières secondes et il traînera une réputation de loser jusqu¹à la fin de sa carrière). Pour certains, cette folie fait figure de dernière marche. Ne pas la louper, c¹est s¹assurer un avenir radieux en NBA.


















