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Fifa: Après Platini, Blatter a défendu son cas en appel

Fifa: Après Platini, Blatter a défendu son cas en appel

FOOTBALLLe président démissionnaire de la Fédération internationale s'est fait plus discret que Platini...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Après Michel Platini, au tour de Joseph Blatter: le président démissionnaire de la Fifa a contesté mardi devant la commission de recours de la Fédération internationale sa suspension de huit ans de toutes fonctions dans le football. Au lendemain de la convocation du patron de l'UEFA, c'était au Suisse d'avoir droit à son audience devant le jury d'appel de l'instance mondiale.

Mais à chacun son style: alors que Platini était arrivé à pied au siège de la Fifa et avait lâché quelques mots à la vingtaine de journalistes présents, «Sepp» Blatter s'est lui rendu en toute discrétion dans le bâtiment d'où il a longtemps régné sur la planète football.

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Fidèle à ses vieilles habitudes du temps de sa présidence débutée en 1998 et brutalement interrompue le 21 décembre, le Valaisan a débarqué vers 7h30, à l'abri des regards de la presse, pour son grand oral prévu à 9h00, selon un membre de la sécurité du QG de la Fifa. Il en est ressorti en catimini par une porte dérobée aux alentours de 17h00, selon la même source. Les membres de la commission de recours se sont eux engouffrés dans le QG de la Fifa à bord d'une fourgonnette vers 8h30, suivis un quart d'heure plus tard par Jacques Lambert, arrivé en taxi.

Jacques Lambert, présenté par les avocats de Platini comme un témoin attestant de la connaissance dans le milieu du foot d'un contrat oral entre Blatter et l'ancien meneur de jeu de l'équipe de France, a également été sollicité par les avocats du Suisse pour être entendu sur ce sujet dans leur procédure d'appel.

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L'accord verbal supposé entre le président de l'UEFA, également suspendu pour huit ans, et Blatter constitue le point cardinal de la procédure: les deux hommes sont en effet tombés en raison du paiement controversé sans contrat écrit de 1,8 million d'euros du Suisse au Français en 2011 pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Selon eux, ce versement constituait le solde de la rémunération de cette mission réalisée par l'ex-triple Ballon d'Or auprès du président de la Fifa entre 1999 et 2002 sur la base d'un accord oral. Les magistrats de la Fifa, eux, les ont jugés coupables «d'abus de position», de «conflit d'intérêts» et de «gestion déloyale», écartant toutefois la charge de «corruption».