Un choc lors du match de H Cup entre Les Wasps et Toulon.
Un choc lors du match de H Cup entre Les Wasps et Toulon. - Claude Paris/AP/SIPA

Les joueurs professionnels de rugby sont «inquiets» pour leur santé, ont-ils fait savoir par l'entremise de leur syndicat Provale, et ils proposent l'instauration de médecins indépendants pour «couper le cordon» avec les clubs. Si l'élite du rugby de clubs français ne s'est jamais aussi bien portée sur le plan économique, les acteurs principaux, eux, s'interrogent pour leur avenir. En filigrane, la sensation d'être pris en étau dans un calendrier chargé, au sein d'un sport de plus en plus exigeant pour leur corps.

12 joueurs obligés d'arrêter le rugby

«Les joueurs sont inquiets, se posent des questions par rapport à leur santé, le rythme effréné, les cadences», a résumé Robins Tchalé-Watchou, président de Provale, lundi soir au sortir de l'Assemblée générale du syndicat à Rungis. «Tout ça fait qu'il y a une augmentation des blessures», assure-t-il. «On a eu quelques témoignages comme celui de (Abdel) Boutaty (le 2e ligne de Pau) qui expliquent leur parcours du combattant depuis qu'ils sont blessés. Ils ont du mal à revenir, l'envie y est mais le corps ne suit pas», souligne encore l'actuel deuxième ligne de Montpellier.

>> A lire aussi: notre 21e minute sur l'enfer de la mêlée

«Les indicateurs de Coupe du monde sont assez alarmants», abonde Antoine Battut, premier vice-président de Provale. «Nous, par rapport à ça, on essaye de réagir pour se protéger.» Selon Tchalé-Watchou, «le nombre de pertes de licences» en raison des blessures «dans le rugby pro a doublé voire triplé.»

 

 

«On parle de ceux qui sont déclarés comme ne pouvant plus pratiquer le rugby comme profession» après avoir été touchés, précise le président de Provale. «Comment est-on passé de 5 cas il y a 8 ans à 12 déclarés aujourd'hui ? Le nombre et la gravité des blessés ont augmenté. Les assurances sont revenues vers nous en début de saison pour revoir l'assiette d'indemnisation. Si elles reviennent, c'est qu'il y a un manque à gagner pour elles quelque part», martèle-t-il.

Mots-clés :