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Scandale à la Fifa: «Au début, c'était Platini contre moi, après c'est devenu politique», se défend Blatter

Scandale à la Fifa: «Au début, c'était Platini contre moi, après c'est devenu politique», se défend Blatter

FOOTBALLLe président de la Fifa a accordé une longue interview à l'agence de presse russe Tass...
Julien Laloye

J.L.

«Au début ce n'était qu'une attaque personnelle, c'était Platini contre moi, puis c'est devenu politique», a affirmé Joseph Blatter, le président démissionnaire de la Fifa, mercredi dans un entretien à l'agence russe Tass, au sujet de la crise à la tête du football mondial.

« Sepp Blatter: «Au début c’était Platini contre moi, puis c’est devenu politique» https://t.co/EWBZpmKLdy pic.twitter.com/uvquwoWVyf — lavenir_sport (@lavenir_sport) October 28, 2015 »

«(Platini) a commencé (à me critiquer), et ensuite c'est devenu politique. Et alors ce n'était plus Platini contre moi. C'était aussi ceux qui ont perdu (l'organisation) des Coupes du monde. Angleterre contre Russie (NDLR: le pays hôte du Mondial 2018), et les Etats-Unis qui ont perdu le Mondial (2022) face au Qatar», a argumenté le Suisse de 79 ans, démissionnaire de son poste de président de la Fifa le 2 juin, quatre jours après sa réélection à un cinquième mandat.

« Good spot in the TASS interview. 1 answer by Blatter, FIFA isn't a commercial company, the next answer it is https://t.co/bGe2H8RkCK — Rob Harris (@RobHarris) October 28, 2015 »

«La Coupe du monde de football et le président de la Fifa ne sont qu'un ballon au milieu du jeu des grandes puissances», a insisté Blatter, selon qui tout est parti de Michel Platini, le président de l'UEFA, candidat à sa succession à la présidence de la Fifa. Le Français, tout comme le Suisse, est suspendu jusqu'au 5 janvier par la commission d'éthique de la Fifa pour un paiement controversé de 1,8 million d'euros du second au premier en février 2011.

«(Platini) voulait être président de la Fifa, mais il n'a pas eu le courage de se présenter (NDLR: à l'élection du 29 mai dernier). Et maintenant nous en sommes là! Et la victime de tout ça, finalement, c'est Platini», a ironisé Blatter. Suspendu et donc interdit de campagne, l'ancien capitaine de l'équipe de France était le grand favori à la succession de Blatter à la tête de la Fifa. Mais sa position est désormais très fragile, en raison de cette sanction d'abord, mais aussi à cause de l'entrée en lice, parmi les sept prétendants désormais officiels à la présidence de la Fifa, de son numéro 2 à l'UEFA, Gianni Infantino, candidat de dernière minute.