Coupe du monde de rugby: Comment le XV de France tente de nous faire croire qu'il n'est pas (quasi) qualifié
RUGBY•Les Bleus ont dominé l'Italie samedi (32-10)...Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Twickenham (Angleterre),
On a posé la question sous toutes les formes imaginables mais pas un n’est tombé dans le panneau. Dans les couloirs de Twickenham, on n’a pas trouvé un seul joueur du XV de France pour nous assurer que les Bleus avaient déjà un pied et quatre orteils et demi en quart après leur victoire contre l’Italie (32-10). Nous, on vous le dit, avec encore la Roumanie, le Canada et l’Irlande à affronter et seulement deux victoires à gratter, on peut déjà commencer à se projeter sur un quart de finale. En attendant, petite analyse des arguments avancés par nos tricolores.
L’argument du Japon
Dissipons tout malentendu, on a été les premiers à sauter de joie quand les Nippons ont réalisé le plus grand exploit de l’histoire de ce sport en tapant les Sud-Africains. Problème, leur succès a fourni un superbe exemple aux sportifs désireux de valoriser un adversaire tout bidon pour des raisons de com'. « On arrive à une époque où il n’y a plus de petites équipes, on l’a vu avec le Japon, il faut donc faire attention », a ainsi lâché Eddy Ben Arous, loin d’être le seul à se servir de la ficelle.
Pourquoi ça ne tient pas : Parce que le Canada s’est fait dérouiller par l’Irlande et que le rugby ne va pas entièrement se révolutionner en une compétition.
L’argument de la fraîcheur
« La Roumanie rentre dans la compétition, ce sera dur, prévient Philippe Saint-André. Donc là, c’est la récupération le mot d’ordre. » Attention ENORME danger. Dès mercredi, le XV de France enchaîne un deuxième match de groupe contre la Roumanie, redoutable dix-septième mondial, et sera donc désavantagé sur la pelouse du stade olympique de Londres. « Il faut récupérer », martèle Damien Chouly. Vite, au lit les garçons.
Pourquoi ça ne tient pas : Parce qu’on va faire tourner une très large partie du XV de départ et que même nos remplaçants sont bien meilleurs que les titulaires roumains.
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L’argument du match après match
C’est le Fort Alamo de la rhétorique. Quand on se fait relancer sur la qualification et qu’on ne peut bien évidemment pas dire que sauf séisme, ça devrait le faire, on se retranche derrière une version sport collectif du « chaque chose en son temps », j’ai nommé le « il faut prendre match après match » sereinement lâché par Mathieu Bastareaud. Ne vous y faîtes pas prendre, le « on va faire les choses par étapes » de Thierry Dusautoir revient au même.
Pourquoi ça ne tient pas : Est-ce vraiment la peine de vous l’expliquer ?


















