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Pharmacies RC Toulon: Deux enquêtes distinctes sont ouvertes

Pharmacies RC Toulon: Deux enquêtes distinctes sont ouvertes

RUGBYL'une à Marseille, l'autre à Toulon...
Antoine Maes

A.M. avec AFP

Deux enquêtes distinctes, l'une à Toulon et l'autre à Marseille, sont ouvertes à propos d'une ou plusieurs pharmacies qui travaillaient avec le Rugby club toulonnais, a expliqué jeudi le parquet de Marseille, confirmant partiellement des informations de RTL. Celle de Marseille a été ouverte après une notification de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), comme l'avait déjà expliqué mardi le procureur de la République de Marseille Brice Robin. Elle est instruite par le pôle Santé publique.

«Il s'agit du non-respect de la réglementation du Code de la santé publique en matière de délivrance de médicaments», a de nouveau indiqué à l'AFP M. Robin jeudi, et rien de plus à ce stade, a-t-il réitéré. «On est assez éloigné du dopage», avait-il souligné mardi. L'autre, qui concerne des fraudes à la sécurité sociale, est ouverte à Toulon, explique le parquet de Marseille, qui renvoie vers son homologue toulonnais. Le parquet de Toulon n'était pas joignable dans l'immédiat.

«Une affaire d'escroquerie (à la Sécu), pas de dopage»

Mardi, la radio RTL avait révélé l'ouverture d'une information judiciaire à Marseille et affirmé que l'AFLD «soupçonn(ait) des pharmaciens de Toulon d'approvisionner illégalement des joueurs du RC Toulon en produits». RTL citait dans un premier temps des «antibiotiques, antalgiques, mais aussi stéroïdes anabolisants» avant de rectifier sa liste de produits, évoquant alors des «antirétroviraux, des inhalateurs contre l'asthme, des antibiotiques» et «des hormones de croissance».

«Le club n'a rien reçu de l'AFLD. Le pharmacien en cause ne travaille plus avec le club depuis un an», avait répliqué le président du RCT Mourad Boudjellal lors d'une conférence de presse, expliquant qu'il s'agissait d'une affaire d'escroquerie (à la Sécu), pas d'une affaire de dopage». L'AFLD avait confirmé que la procédure n'était pas liée, pour l'heure, à d'éventuelles pratiques dopantes.