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Barça-PSG: «J’espère que vous n’allez pas critiquer l’entraîneur», prévient Nasser Al-Khelaïfi

Barça-PSG: «J’espère que vous n’allez pas critiquer l’entraîneur», prévient Nasser Al-Khelaïfi

FOOTBALL De nLes Parisiens ne parviennent pas à franchir le cap des quarts de finale en Ligue des champions…
Julien Laloye

Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Barcelone,

Une fois c’est normal, deux fois on veut bien, mais trois fois, il ne faut pas nous la faire à l’envers. Eliminé pour la troisième année consécutive en quarts de finale de C1, ce PSG plafonne sévère en Europe, s’il ne régresse pas, considérant qu’il y a deux ans, il avait été tout proche d’un exploit monumental au même endroit. Bref, cette équipe a trop de limites pour aller plus loin. Du moins c’est comme ça que nous voyions les choses dans une coursive du Camp Nou, en attendant de confronter notre expertise avec les experts, justement.

>> Le match à revivre en live comme-à-la-maison

Ceux-ci ont été moyennement d’accord avec nous. Changer, mais changer quoi ? Pas le coach, prévient Nasser Al-Khelaïfi, qui a devancé la question en zone mixte. «J’espère que vous n’allez pas vous en prendre à l’entraîneur. Il fait vraiment du bon travail, on ne peut pas lui reprocher cette élimination. Il ne faut pas oublier toutes les choses positives qu’on a fait, l’an passé on perd contre Chelsea, cette fois on les a éliminés. C’était mieux, même si ce soir, on est déçus». Le président du PSG, qui a laissé échapper Ancelotti pour ne pas l’avoir assez défendu, fait tout l’inverse avec Blanc. Le discours peut changer, évidemment, cela dépendra beaucoup de l’issue du championnat.



Un autre ferait-il mieux à sa place? Pas sûr, même si on a cru déceler dans les propos de Maxwell certains reproches sur la tactique adoptée face au Barça. «Il nous a manqué un peu d’équilibre. On a été très ouvert sur les deux matchs. On leur a donné des espaces, et on l’a payé cher, alors qu’il aurait fallu rester bien organisé». Notamment à l’aller, où il manquait beaucoup trop de monde pour rivaliser «avec la meilleure équipe du monde», de l’avis général. «On est tombés contre plus fort que nous, constate Matuidi. Après, essayer de faire mieux…les solutions ce n’est pas moi qui vais vous les donner, à part continuer à bosser. Et puis avoir une chance au tirage aussi, on n’en a pas eu cette année. Tomber contre le barça actuel...». Un argument répété par Pastore et par d’autres, comme si le PSG pouvait espérer gagner un jour la Coupe d’Europe sans battre le Barça, le Real, ou le Bayern.

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«Au match aller, nous avions quatre absents aussi, ajoute Nasser Al-Khelaïfi. Ce n'est pas de chance, même si c’est pas une excuse». On s’approche du nœud du problème, même si on continue à tourner autour : l’effectif parisien est trop juste pour l’Europe. Trop juste en quantité, trop juste en qualité, également. Le fair-play financier limite la marge de manœuvre parisienne, bien sûr, mais il faudra s’interroger sur le futur de Cavani, de Van der Wiel, de Cabaye ou même d’Ibra, toujours aussi peu déterminant dans les matchs européens qui comptent, à part en commission de discipline. «Je ne sais pas trop, peut-être qu’il faut plus de joueurs, plus d’expérience dans l’équipe, admet Nasser. On va en parler avec le coach».

Le coach, lui, ne promet rien, même avec des joueurs en plus. «Des moyens il en faut, mais de la patience aussi. Regardez le Barça, c'est un grand club mais il a eu de la patience pour gagner. La première il l'a gagnée en 1992, pour un club centenaire... J'espère que Paris n'attendra pas aussi longtemps». Nous aussi, on aimerait voir ça de notre vivant.