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Ligue 1: Avant Barcelone, Le PSG cultive ses paradoxes

Ligue 1: Avant Barcelone, Le PSG cultive ses paradoxes

FOOTBALLVainqueur de Nantes dans la douleur, le PSG a repris provisoirement la tête de la Ligue 1, mais toujours sans convaincre…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Si le football suivait la moindre logique, ça se saurait. Mais tenter de comprendre la saison du PSG relève d’une gymnastique cérébrale quasi impossible. Pas brillant dans le jeu, pas motivé, plombé par les blessures, fatigué, il ne fait pourtant que gagner. Avant d’affronter Barcelone mercredi en Ligue des champions, Paris s’avance sans aucune certitude, mais avec ses paradoxes.

Le PSG ne joue pas bien mais gagne

Il y a peut-être des contres, des faits de jeu ou des décisions arbitrales favorables, mais journées après journées, les matchs du PSG pourrait être résumées par le plus gros cliché de l’histoire du foot: «l’essentiel, c’est les trois points». Sans la manière, Paris gagne presque à chaque. Et face à Nantes, samedi (2-1), c’était encore le cas: «Dans certains domaines, on a une marge de progression importante, surtout par rapport à la saison dernière, estime d’ailleurs le coach Laurent Blanc. On est obligé d'être patient parce que les joueurs sont capables de faire beaucoup mieux, surtout dans la récupération. L’essentiel est de gagner, mais on laisse inexplicablement des espaces à l’adversaire. L'essentiel est de gagner mais il faudra être beaucoup plus déterminé et agressif pour défendre à Barcelone.»

Zlatan Ibrahimovic n’est pas à 100% mais marque

Toujours gêné par son talon, Zlatan Ibrahimovic se ménage. Absent face à Lille mercredi, il a joué en marchant samedi face à Nantes. Et alors? En deux actions, il a renversé Nantes. Juste ce qu’il faut. «Ibra a besoin de compétition mais après, techniquement, c'est le talent à l'état pur. Ce soir, il te fait gagner le match», plaide le coach. Thiago Silva enchaîne: «Même à 90%, il respire la classe». Serge Aurier: «Il a eu une passe difficile pendant sa blessure et son retour a été un peu compliqué aussi. Mais il retrouve peu à peu la grande forme et ce soir, c’est clairement lui qui nous fait gagner le match. J’espère qu’il sera en pleine bourre à Barcelone mercredi soir…»

Le PSG ne domine pas la Ligue 1 mais fait peur à l’Europe

Bousculé par l’OM dans son propre championnat et loin d’afficher une grande sérénité face à des modestes adversaires locaux, le PSG s’affiche pourtant comme un candidat naturel à une victoire en Ligue des champions. Pourquoi? Parce que depuis la défaite de Chelsea à Newcastle, le PSG est la dernière équipe invaincue en Europe. «Même si on a parfois été mis en difficulté sur des bouts de matches, cela prouve que notre équipe possède à la fois une grosse force mentale et une belle force physique», clame le latéral Serge Aurier. Et puis à l’aller, face au Barça, Paris avait impressionné (3-2)… Ce qui met la presse espagnole en alerte: «Ibrahimovic revient en forme au plus mauvais moment», titre ainsi le Mundo Deportivo dimanche. Pour eux, le verre est à moitié plein.