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VIDEO. Coupe Davis: Roger Federer «jouait moins pour le score que pour retrouver ses sensations»
TENNIS•Le Suisse n’a pas caché que son match face à Gaël Monfils arrivait trop tôt pour lui ce week-end…J.L.
Un match d’entraînement ou pas loin. Roger Federer, presque rigolard en conférence de presse, a très bien pris sa défaite contre Gaël Monfils. Il était juste content d’avoir pu jouer deux heures sur terre battue sans ressentir de douleur. «J’avais besoin de prendre des informations. Etre actif en défense, tenter des choses en attaque, faire des slices, lâcher des gros services... Sur la fin, je jouais moins pour le score que pour retrouver mes sensations.» Histoire, en fait, de rattraper un peu cette semaine passée à tenter d’oublier cette fichue douleur au dos qui lui a pourri sa fin de Masters.
«J'ai les informations dont j'avais besoin»
Le dos, justement, comment va-t-il? Pas trop mal, merci. «Ça ne me gênait pas en tant que tel. C’était plus la peur de jouer avec cette sensation que ça peut revenir. C’est comme un fantôme, ça met du temps à quitter votre esprit. Je sors du match sans douleur, je ne suis pas fracassé après un match en cinq sets. C’est une bonne chose pour la suite du week-end.» Ledit week-end aura tout de même besoin d’un meilleur Federer que ça pour avoir une chance de basculer côté suisse. Le n°2 mondial en a conscience. «J’attends plus de moi si je joue le double samedi ou si je joue le simple dimanche, il faut que ce soit mieux.»
Dès le double samedi, cela semble peu probable vu le niveau de jeu du Suisse contre Monfils. Mais puisqu’il a besoin de jouer et de compenser «son manque d’entraînement sur terre battue», peut être va-t-il tenter sa chance et miser sur l’énorme confiance de Wawrinka pour battre la paire française. «Je suis prêt à le faire si c’est le meilleur choix. Je sais qu’il y a moins de risques pour moi d’enchaîner les trois jours, donc en on parlera tous ensemble et on prendra la meilleure décision. Mais la bonne nouvelle aujourd’hui, c’est la victoire de Stan. C’est lui qui nous garde dans le match.» Et pour une fois, c’est Federer qui est à la remorque.



















