Equipe de France de basket: Des regrets et un horizon doré
BASKET•Les joueurs de l’équipe de France savent qu’ils auraient pu mieux faire contre la Serbie en demi-finale. Une expérience dont ils vont se servir à l’avenir…Nicolas Camus
Des regrets, quand même. Les premières impressions sur le retour à Paris en grande pompe et la fierté d’avoir accroché une inattendue médaille de bronze passées, il ne faut pas creuser longtemps pour voir affleurer une pointe de déception chez les joueurs de l’équipe de France. Cette demi-finale contre la Serbie, commencée à l’envers et achevée dans la folie générale (39 points inscrits par les Bleus dans le dernier quart-temps, défaite 90-85 au final), laisse un goût d’inachevé. «J’ai même de gros regrets d’avoir perdu cette demie, attaque Antoine Diot. On est des compétiteurs, on a toujours envie de gagner.»
«C’est sûr, la Serbie était à notre portée, poursuit Boris Diaw. Mais on ne méritait pas cette victoire car on n’est pas entrés dans ce match comme il le fallait.» La victoire homérique contre l’Espagne la veille en quarts de finale (65-52) était peut-être un peu trop fraîche. «Ça n’était pas évident de se remettre dedans, on a enchaîné tout de suite, relève Evan Fournier. C’est un mélange de plusieurs choses: une certaine décompression, les médias qui parlent déjà d’une éventuelle finale, et puis tu reçois des mails, des messages… Tu te laisses un peu emporter par tout ça, c’est dommage.»
Le mélange des talents et des générations s’annonce explosif
Beaucoup de satisfactions mais un dénouement un peu frustrant. Et si c’était finalement le bilan idéal pour cette équipe de France, à un an d’accueillir la phase finale de l’Euro? «Ça fait mal mais ça peut nous servir pour le futur, juge Boris Diaw. Le gros point positif est l’esprit collectif. On a été solidaires, toujours. On savait qu’on avait beaucoup de progrès à faire, pendant la préparation déjà et puis tout au long de la compétition. Comme c’est souvent le cas avec les équipes jeunes. Et c’est ce qu’on a réussi à faire.»
Les promesses affichées par les moins expérimentés des Bleus, comme Rudy Gobert, Thomas Heurtel ou Evan Fournier, laissent augurer un avenir radieux. Surtout avec le retour de Tony Parker et celui, peut-être, de Joakim Noah. Le mélange des talents et des générations s’annonce explosif. «L’expérience des vétérans et la fougue des petits jeunes!, s’enthousiasme déjà Evan Fournier. On va avoir une très grosse équipe.» Pas question pour autant de voir trop beaux. «La caractéristique de cette équipe, c’est l’humilité. Comptez sur nous pour nous remettre en question, annonce Flo Pietrus, de toutes les batailles bleues depuis dix ans. Un gros challenge nous attend l’année prochaine. Avec Tony [Parker], Boris [Diaw] et Nico [Batum], on aura beaucoup de travail à faire.»


















