Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Sotchi 2014/Kevin Rolland: «Je ne pensais pas que mon sport évoluerait à ce point-là»

Sotchi 2014/Kevin Rolland: «Je ne pensais pas que mon sport évoluerait à ce point-là»

JEUX OLYMPIQUES – La star hexagonale du freestyle se réjouit de pouvoir toucher un public plus nombreux en Russie...
Propos recueillis par Julien Laloye

Propos recueillis par Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Sotchi,

Jusque-là, Kevin Rolland avait les X Games, La Mecque du freestyle, ses JO à lui. Où il n’a plus grand-chose à prouver avec quatre victoires –quatre médailles d’or depuis 2011. Sauf que le Plagnard ne se doutait sans doute pas que le halfpipe en ski deviendrait aussi rapidement une discipline olympique. Autant dire que le moment serait mal choisi pour passer à côté…

Cela représente quoi pour vous les JO?

Une sortie en bus (rires). C’était à Turin, quand je suis allé voir Sandra (Laoura) et Guilbaut (Colas) faire la descente en bosses. Je suis parti avec le club de La Plagne, pour supporter une Plagnarde, et qu’elle fasse un médaille comme ça, c’était super intense. On est un peu chauvin, mais c’est comme ça. C’est mon souvenir le plus marquant.

Vous vous imaginiez y parvenir à votre tour?

A l’époque, je ne faisais pas de projection. Je ne pensais pas que mon sport évoluerait à ce point-là. Je pensais aux bosses, à l’époque c’était ma discipline et j’aimais ça, mais je butais, je n’arrivais pas à passer un cap, donc j’ai changé et je suis allé au halpipe. Et me voilà…

Avec les X Games, le freestyle a déjà ses Jeux tous les ans, non?

Un peu, oui, mais ce qui est important à Sotchi, c’est qu’on va représenter le France, et pas seulement représenter notre sponsor et parler à un public de niche, comme on en a l’habitude avec les X games. La ménagère de 50 ans qui est devant sa télé et qui va me voir passer à la télé, elle n’a aucune idée de qui je suis ou de ce que c’est que le freestyle, mais elle va vouloir que je l’emporte parce que je suis Français. Il y a une solidarité du public et une fierté de représenter notre pays qu’on ne connaît pas.

L’expérience olympique, ça veut donc dire quelque chose, même pour le freestyle?

Evidemment, même si on ne va pas pouvoir vivre tout à fond. Ça va être difficile d’apprécier l’ambiance ou le village olympique si je n’ai pas performé. Et performer, c’est gagner. Si je fais juste une médaille et qu’elle n’est pas en or, je ne serai pas le plus satisfait des hommes.