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AS Monaco: Pourquoi certains clubs de Ligue 1 ne veulent pas de l'accord de la LFP
FOOTBALL•Le 23 janvier 2014, l’AS Monaco et la LFP ont mis fin à plusieurs mois de litige en trouvant un accord permettant au club monégasque de conserver sa domiciliation au sein de la principauté....Julien Choquet
Cela devait être la fin du feuilleton. Ce n'était visiblement qu'une accroche pour une nouvelle saison, encore plus passionnante. Alors que la LFP semblait avoir trouvé un accord satisfaisant avec l'AS Monaco fin janvier, sept autres clubs de Ligue 1 ont décidé de passer à l'attaque. Dans une lettre envoyée à la Ligue, ils dénoncent un grave manquement «l’équité sportive».
Pourquoi Monaco doit-il dédommager la LFP?
Tout commence en mars 2013 lorsque le conseil d’administration de la LFP entérine un règlement qui oblige les clubs professionnels à avoir leur siège social en France. Une règle qui pose problème à un club: l’AS Monaco. En effet, le club de la Principauté et son richissime président Dmitry Rybolovlev se plaisent bien dans un paradis fiscal qui leur permet notamment de ne pas faire payer d’impôts à ses joueurs étrangers. Alors en Ligue 2 et idéalement placé pour la montée, le club monégasque conteste cette décision de la Ligue qui «remet en péril la survie du club et son avenir dans le championnat de France». Mais des études menées par la LFP montrent que l'ASM possède un avantage trop important sur les autres clubs, qui pourrait se chiffrer à 50 millions d’euros par an. Un chiffre astronomique qui oblige les deux parties à négocier.
Comment les négociations ont-elles été menées?
En mai 2013, une réunion est fixée entre les dirigeants monégasques et Noël Le Graët, président de la Fédération Française de Football. Dans la foulée Monaco publie un communiqué sur son site officiel, fustigeant le comportement de la Ligue, qui aurait demandé une indemnité de 200 millions d’euros afin de clore l’accord entre la LFP et l’ASM. «La position du club est très claire, l’ASM FC considère qu’une telle demande est totalement inacceptable», expliquant par la suite leur intention de porter l’affaire en justice. Du côté de la FFF, la version est bien entendu différente, les dirigeants prétendant que c’est le club monégasque qui aurait proposé cet arrangement.
La suite des négociations va être beaucoup plus discrète, jusqu’à l’accord final signé le 23 janvier dernier entre la LFP et l’AS Monaco. Deux versements de 25 millions d’euros sur deux ans permettent au club monégasque de se maintenir dans le championnat de France tout en gardant son siège social en principauté.
Pourquoi cet accord est contesté?
Le 12 février, une lettre signée par sept dirigeants de clubs professionnels (Paris, Bordeaux, Marseille, Lille, Lorient, Montpellier et Caen) est récupérée par lepoint.fr qui dévoile les contestations quant à l’accord entre le club monégasque et la Ligue. Selon ces clubs, c’est «l’équité sportive» qui est remise en cause, utilisant comme justificatif les études menées au préalable par la LFP. Un règlement à hauteur de 50 millions d’euros n’est pas suffisant à leurs yeux alors que l’avantage était chiffré par la ligue elle-même à 50 millions par saison.
Leur objectif est simple: faire annuler l’accord signé le 23 janvier. «Dans ce contexte, les dirigeants de clubs professionnels soussignés ont décidé d’engager ensemble une action contentieuse contre ce qui apparaît comme un arrangement précipité, peu transparent et insuffisant, afin de faire annuler la transaction intervenue». Fréderic Thiriez, le président de la LFP, n’aurait pas apprécié cette lettre qui ne restera sans doute pas sans suite.
S'il semble improbable que l’accord soit annulé ou même remis en question, il va falloir que la LFP trouve les arguments pour contrer cette contestation. Sous peine d’avoir un nouveau conflit difficile à gérer.


















