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Dakar 2014: Peterhansel-Roma, mode d'emploi de l’affrontement

Dakar 2014: Peterhansel-Roma, mode d'emploi de l’affrontement

RALLYE-RAID – Si vous n'avez pas tout compris…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à La Serena (Chili),

C’est le plus petit écart de l’histoire du Dakar. Au départ de la dernière étape samedi, Stéphane Peterhansel et Nani Roma, les deux premiers du classement général chez les autos, ne sont séparés que de 26 secondes. Equipiers chez Mini, les deux hommes vont s’affronter sur la piste entre La Serena et Valparaiso samedi. Mais comment en sont-ils arrivés là? Explications.

Quelles étaient les consignes?

Jeudi matin, au départ de la onzième étape, Stéphane Peterhansel vend la mèche et affirme que son équipe lui a demandé d’arrêter d’attaquer, laissant ainsi le champ libre à Nani Roma, leader au général, d’aller remporter son premier Dakar chez les autos. Son équipe justifie cette décision «pour des raisons de sécurité pour les pilotes et les véhicules» et pour assurer un podium 100 % Mini avec le Qatari Nasser Al-Attiyah, troisième. Le soir, l’écart entre les deux hommes est de plus de cinq minutes. «Ça va être compliqué d’aller chercher Nani si on doit réduire l’allure», souligne le tenant du titre. On croit alors la course scellée. Les organisateurs râlent, Mini fait le dos rond et ses pilotes en appellent au pragmatisme.

Que s’est-il passé vendredi?

Les consignes n’ont tout simplement pas été respectées. Stéphane Peterhansel a mis près de six minutes dans la vue à Nani Roma et a repris la tête de la course avec 26 secondes d’avance. Après avoir crevé en début de spéciale, l’Espagnol a été rattrapé dans les dunes de Copiapo par le tenant du titre. A l’arrivée, Stéphane Peterhansel affirme que Roma «a mal roulé» mais assure ne pas avoir forcé particulièrement l’allure pour refaire son retard. Agacé par la polémique autour de la tactique de Mini, Roma s’énerve devant les médias. «J’ai tout le temps eu l’impression que j’étais le pire de tous. J’ai l’impression que ça fait chier tout le monde de me voir en tête.» Les deux hommes, qui partagent le même camping-car sur le bivouac du Dakar, assurent pourtant conserver de bonnes relations.

Quel sera le comportement des pilotes pour la dernière étape?

C’est la grande inconnue. Interrogé sur la tactique de son écurie lors de l’ultime étape samedi, le manager de Mini Sven Quandt n’a rien voulu dévoiler. «Vous verrez demain», a lancé le patron de l’équipe allemande. Plus tôt dans la journée, Stéphane Peterhansel se disait prêt à relaisser sa place si on lui intimait l’ordre là où Nani Roma espérait se régaler. Une chose de sûre: les 157 kilomètres de spéciale programmées samedi entre La Serena et Valparaiso ne sont pas les plus difficiles du rallye et les écarts ne devraient pas être énormes.