OGC Nice: Comment le club suit la rééducation de Kévin Anin
FOOTBALL – Victime d’un grave accident de la route, le milieu niçois sortira de l’hôpital vendredi pour entamer sa rééducation…Romain Scotto
Ils sont un peu plus d’une vingtaine à l’entraînement de l’OGC Nice, mais c’est bien d’un absent dont tout le monde parle depuis la reprise lundi matin. Personne n’oublie Kévin Anin, le joueur grièvement blessé dans un accident de voiture au début du mois de juin, et dont la sortie d’hôpital est prévue vendredi. Le jour de ses 27 ans. C’est sa sœur cadette qui a annoncé la nouvelle mercredi: «Vendredi, samedi, dimanche maison et lundi départ pour la rééducation. J'ai envie de pleurer tellement je suis heureuse», a écrit Soukhy Anin sur Twitter, en réponse aux nombreux messages de soutien transmis sur les réseaux sociaux.
Avec ses proches, les premiers à suivre la convalescence du milieu sont donc ses coéquipiers, toujours en relation avec le joueur blessé. Certains (Digard, Gomis) lui ont même rendu visite au CHU de Rouen. «Ce n’est pas parce que le championnat va reprendre qu’on l’oublie. Pas du tout», note Jean-Pierre Rivère qui l’appelle environ trois fois par semaine. Au bout du fil, le président niçois se contente de «prendre des nouvelles, lui transmettre quelques messages. La relation avec Kévin est une relation comme on peut en avoir une avec quelqu’un qu’on aime.» Dans ces moments-là, les discussions ne tournent pas autour du foot, mais des «choses de la vie».
A un peu plus d’un mois de la reprise du championnat, à Lyon, le cas Anin soulève quand même quelques interrogations au sein de l’effectif. Pour Rivère, son absence ne doit pas miner le groupe, d’autant que les dernières nouvelles (livrée par sa famille au compte goutte) annoncent du mieux. «Il garde le moral», assurait sa mère il y a une semaine. Si les joueurs ont été très affectés, «ils essayent de se concentrer sur le début de championnat, poursuit Rivère. Ils pensent à Kévin quand même. Il fait toujours partie du club, même s’il n’est plus sur le terrain.» En plein mercato, personne ne songe d’ailleurs à le remplacer. La seule recrue à son poste (Nampalys Mendy) était là avant l’accident. Le numéro 17 niçois a encore deux ans de contrat. Et quoi qu’il arrive d’ici là, le club le soutiendra.


















