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Martin Fourcade: «Les Jeux, ce sera mon leitmotiv tous les matins»

Martin Fourcade: «Les Jeux, ce sera mon leitmotiv tous les matins»

INTERVIEW – Le biathlète français est déjà prêt à repartir pour lancer la saison olympique en vue de Sotchi…
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Quatre Globes individuels, le gros globe du général de la Coupe du monde et des médailles à la pelle lors des championnats du monde. Martin Fourcade n’a pas attendu 2014 et l’année olympique pour montrer qu’il était le patron du biathlon. Avant de reprendre le chemin de l’entraînement en vue des Jeux, le champion catalan livre quelques pistes sur sa prochaine saison…

Après cette saison chargée quel est votre programme pour l’été avant la reprise de la saison en décembre?

Je vais essentiellement m’entraîner. Les vacances se passent en avril pendant 20 jours. Je pars dans les îles pour vraiment couper. Sans téléphone, sans ordinateur. Je serais prêt à repartir demain, mais ce moment est nécessaire. Il faut couper pour le corps et l’esprit. Les Jeux j’en rêve déjà, mais ce sera mon leitmotiv tous les matins. Après, on repart à l’entraînement jusqu’au premier novembre sur les skis roues, muscu, course à pied et tir.

Jusqu’aux Jeux, votre calendrier est déjà établi finalement…

Dans mon calendrier, il n’y a aucune place pour l’imprévu. J’aime bien quand tout est organisé à l’avance. Il faut vraiment savoir quoi faire à quel moment. Je connais plus ou moins mon calendrier jusqu’au 18 février 2014 (date du début des JO). Sur cette saison olympique ce sera encore plus important de tout planifier. Pendant la préparation, je passe deux semaines en stage avec l’équipe de France, puis deux semaines à la maison. Après j’ai une compétition en juillet en Norvège pour me tester. Et après, on part en août en Suisse, puis en septembre dans le tunnel d’Oberhof en Allemagne. En octobre en Autriche et en Scandinavie pour skier un maximum avant l’ouverture de la Coupe dui monde.

Quels aspects de votre préparation pouvez-vous améliorer dans l’optique des Jeux?

Il n’y a pas de chantier, sinon je ne serais pas numéro 1 mondial. Et je n’aurais pas réalisé cette saison. Ce sera de l’amélioration de détails. Etre professionnel sur tout, faire attention à ne pas tomber malade, mieux gérer les transports. Il faut aussi être le meilleur possible dans la récupération, l’entraînement pour que chaque effort soit pensé en fonction du titre olympique.

Vous comptez limiter les temps de trajet, parfois très longs entre deux étapes de Coupe du monde?

On voyage souvent en bus pour des raisons de budget. Moi je prendrai l’avion à mes frais. Ça me semble indispensable pour la récupération. Je serai prêt à faire l’effort dans l’optique du titre olympique. On est quand même bien pris en charge par la fédé. On a des sponsors et on est aussi salariés de l’armée de terre pour ça. Donc c‘est normal que j’ai des frais qui soient liés à mon sport.

Etes-vous certain de continuer après les Jeux?

Il y a les championnats du monde à Oslo en 2016. Je me suis engagé avec des partenaires jusqu’à cette échéance-là. Pour moi c’est important de tenir ces engagements. Et je suis sûr qu’après les Jeux je ne serai pas allé au bout de mon aventure. Si je ne continue pas, ça veut dire que l’année prochaine je suis à la retraite et ça, je ne l’imagine pas du tout.

Svendsen était très en forme sur une semaine, pendant les Mondiaux. Cela vous inquiète-t-il?

Oui, c’est sûr ça a été l’homme de ces championnats du monde. Mais j’ai eu une médaille d’or aussi. La bataille était serrée. Il sait que je serai en forme aux Jeux olympiques. J’aurai les possibilités de le battre. Je ne fais pas de complexe par rapport à lui. Moi, je sais que ma forme monte crescendo sur une saison. Je suis de plus en plus fort en février, puis en mars. Je sais que mon corps monte en puissance. C’est pour ça que je ne m’inquiète pas quand fin décembre, je suis un peu fatigué.

Quel engagement avez-vous pris si vous êtes champion olympique?

J’avais promis à mes entraîneurs à Vancouver que je leur offrirai des vacances à Tahiti et un vélo si j’avais une médaille. J’ai tenu mes engagements. Il faudra qu’on reparte sur un nouveau pari. Pour l’instant, mon entraîneur de tir (Siegfried Mazet) qui a la phobie du vide m’a promis qu’il sauterait en parachute. Moi j’adore le faire. Mais je ne vais pas m’acheter une Lamborghini si je suis champion olympique.