Affiche de DSK à Toulon: Mourad Boudjellal voulait «choquer les cons»

RUGBY Le président toulonnais avait déployé un message de l'ancien ministre au stade Mayol à l'occasion de la Journée de la femme...

R.S.

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Une photo de Dominique Strauss-Kahn est apparue sur l'écran géant du stade de Toulon samedi après-midi.

Une photo de Dominique Strauss-Kahn est apparue sur l'écran géant du stade de Toulon samedi après-midi. — GERARD JULIEN / AFP

«Bonne fête à toutes.» Le message du Racing club de Toulon pour la Journée de la femme serait passé totalement inaperçu samedi dernier s’il n’était accolé à l’affiche de Dominique Strauss-Kahn. Lors du match contre Biarritz (50-15), les panneaux d’affichage du stade Mayol dévoilaient ce message «humoristique», à l’initiative du président Boudjellal. Dans une interview à La Provence, il assume d’ailleurs la provocation et rejette les critiques qui accompagnent cette opération de communication.

«On s'est demandé quel était l'événement marquant de la semaine. On n'allait quand même pas faire un écran sur Hugo Chavez. (…) J'ai fait le choix de DSK parce que, d'abord, je le respecte énormément. Je trouve qu'il est devenu un personnage humoristique et authentique», indique le président varois qui y voit une sorte d’hommage. «Ceux qui ont pris mon message comme une attaque contre DSK se trompent totalement, car de ma part, c'est plutôt une marque d'affection. Alors, oui, je suis sûr que les féministes vont me tirer dessus à boulets rouges, mais c'est une attention pour un politique normal, un mec normal et ça le rend plutôt sympathique.»

Par ailleurs, Mourad Boudjellal se moque des critiques: «Les femmes dont la préoccupation première aujourd'hui est de savoir qui est le successeur de Benoît XVI, ont pu évidemment être choquées! Mais les autres non, j'en suis persuadé. Ce n'est que de l'amusement (…). Quand je pense à un truc amusant, je ne me soucie pas beaucoup de l'avis des cons. Sinon je ne ferais rien. Accessoirement, quand j'arrive à choquer un peu les cons, j'ai réussi ce que je voulais faire.»

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