Dakar 2013: Une journée dans l'hélicoptère d'Etienne Lavigne

RALLYE Le patron de la course passe ses journées dans les airs...

Antoine Maes

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Etienne Lavigne, le patron de la course, suit le Dakar dans son hélicoptère.

Etienne Lavigne, le patron de la course, suit le Dakar dans son hélicoptère. — A.MAES / 20 MINUTES

De notre envoyé spécial à Cordoba (Argentine),

Quand le mois de janvier arrive en Amérique du Sud, Etienne Lavigne a sûrement le plus beau bureau de tout le continent. C’est que le patron du Dakar ne reste pas cloitré dans le camion climatisé du PC de l’organisation (PCO). En moyenne, il passe plus ou moins 80 heures par Dakar assis à côté de Maurico, le pilote chilien de «Delta», qui mène la meute des hélicoptères écumant les spéciales tous les jours.

Lundi, Etienne Lavigne a encore eu une grosse journée. Décollage de son "écureuil" à 6h du matin, retour au bivouac vers 17h. Mais pour lui, «une bonne journée est une journée où il n’y a que des fausses alertes». Et ce jour-là, il a été servi. Le motard David Casteu heurte une vache? Le PCO indique quelques minutes plus tard que l’incident est sans gravité. Un pilote est allongé sous un arbre, les bras en croix? Il se relève au bruit des hélices et explique qu’il ne faisait qu’une petite sieste. Les yeux plongés dans ses jumelles et rivés sur la route, Lavigne embarque avec lui un médecin au cas où.

Une boîte de conserve et une cigarette

Il a l’air sur le qui-vive, guidant du doigt la direction que son pilote doit emprunter pour qu’il suive la course au mieux. Le pire qui puisse lui arriver? Que sa radio tombe en rade, comme ce fut le cas lundi. Sourd, Etienne Lavigne n’entend plus rien de l’évolution des spéciales. Dans ce cas, il peut stopper l’hélicoptère à la vue de deux motards reliés par un cordon pour se dépanner. «C’est dangereux ce que vous faites», leur indique-t-il. Ce qui ne loupe pas: une heure plus tard, la radio réparée, le PCO indique l’abandon des deux loustics. «Ça n’a pas loupé», sourit Lavigne en coin.

Ne pas croire pourtant qu’il vit dans un état de stress permanent. De temps à autre, l’hélico se pose, Lavigne en profite pour avaler une boîte de conserve ou fumer une cigarette. Après avoir pris soin de faire poser son hélico dans des endroits splendides (mais où la piste passe, on ne sait jamais). «On n’est pas bien là?» lance-t-il au sommet d’un mont qu’on croirait écossais, et surtout un peu plus frais que les autres. C’est que si rien ne vient enrayer sa journée (et ce n’est pas si souvent), sa balade vaut vraiment le détour.

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