L'attaquant de l'équipe de France, Karim Benzema (à g.) avec Didier Deschamps, lors d'un entraînement au Stade de France, le 10 septembre 2012.
L'attaquant de l'équipe de France, Karim Benzema (à g.) avec Didier Deschamps, lors d'un entraînement au Stade de France, le 10 septembre 2012. - REUTERS

R.S.

Un coup à droite, un coup à gauche, puis un petit tour au centre. Dès qu’il enfile le maillot Bleu, Karim Benzema se mue en essuie-glace de l’attaque, autorisé à balayer toute la largeur du terrain selon son bon vouloir. Mais voilà, autour d’Olivier Giroud, positionné dans l’axe dans un rôle de buteur, l’ancien Lyonnais et le buteur d’Arsenal sont une nouvelle fois restés muets face au Japon. Une constante depuis la sortie amicale contre l’Estonie, en juin dernier. Sept matchs plus tard, cette abstinence prolongée n’est pas de nature à rassurer les Bleus avant leur déplacement en Espagne.

Au point de forcer Didier Deschamps à faire un choix entre les deux joueurs? «Benzema, c’est tout sauf un problème», clame le sélectionneur. «Il y a des périodes de réussite, d’autres un peu moins. Au niveau international pour être performant, il faut de l’efficacité. Karim a déjà prouvé en sélection et en club qu’il pouvait être efficace.»

Manque de justesse et de chance

Autre souci, l’entente entre les deux joueurs est tout sauf évidente sur le terrain. Titularisés côte à côte pour la troisième fois en quatre matchs sous l’ère Deschamps, les deux hommes n’ont pas souvent eu l’occasion de se trouver. Si ce n’est jamais. «Que Benzema n'ait pas une envie folle de faire des passes à Giroud, c'est une folle fausse bonne impression», sourit Deschamps pour mettre fin au débat. Pour justifier leur manque d’efficacité, l’ancien coach de l’OM évoque un manque de «justesse», et de «chance». Le genre d'ingrédients indispensables pour croire en un exploit face à l'Espagne.