Des selfies de chirurgiennes envahissent Twitter pour lutter contre les stéréotypes

DISCRIMINATION Inspirées par la une du « New-Yorker », des chirurgiennes du monde entier ont posté des photos d’elles prises dans des salles d’opération…

V.V.

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Capture d'écran des photos prises par des chirurgiennes du monde entier dans le cadre du projet #ILookLikeASurgeon.

Capture d'écran des photos prises par des chirurgiennes du monde entier dans le cadre du projet #ILookLikeASurgeon. — TWITTER

C’est un moyen sympa de lutter contre les stéréotypes et la discrimination dans le milieu médical et au-delà. Inspirées par la Une du New-Yorker datant du 4 avril, des chirurgiennes à travers le monde ont décidé de poster sur Twitter des selfies pris dans les salles d’opération afin de montrer que ce n’est pas, contrairement aux idées reçues, qu’un métier d’homme. Le tout accompagné du mot-dièse #IlookLikeASurgeon (je ressemble à un chirurgien).

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Le projet trouve donc son origine dans la couverture du magazine qui a été réalisée par l’illustratrice française Malika Favre. « Je travaille régulièrement pour le New-Yorker, raconte-t-elle à 20 Minutes. Cette fois-ci, le brief était simple. Il s’agissait d’illustrer un numéro baptisé ‘’Health, body and medicine’’ (Santé, corps et médecine). Je suis partie du point de vue du patient qui voit les visages des chirurgiens au-dessus de lui. Et j’ai décidé de dessiner quatre femmes… »

Des chirurgiennes d’Arabie Saoudite

Une fois choisi par la rédaction et publié, le dessin est tombé dans les mains de Susan Pitt, chercheuse et chirurgienne. C’est elle qui a lancé le défi à ses collègues de donner vie à l’illustration de Malika Favre. « J’ai trouvé ça génial, confie cette dernière. Cela m’a fait ma semaine. »

Car, petit à petit, les selfies ont envahi Twitter. Et ils viennent de partout. Sur son fil Twitter, Susan Pitt relaye désormais toutes les photos de ses collègues. Elles viennent des Etats-Unis, d’Angleterre mais aussi de pays plus lointain (Uruguay ou Mexique) et même de contrées où la condition de la femme est sujette à caution (Koweït, Arabie Saoudite). Il ne reste plus qu’aux chirurgiennes françaises à rejoindre le mouvement.