Girondins de Bordeaux: «Ça fait vraiment bizarre» d'être au chômage, confie Nicolas Maurice-Belay

FOOTBALL Après 14 saisons de Ligue 1, l’ancien bordelais se retrouve sans club cette saison à 32 ans…

Clément Carpentier

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Nicolas Maurice-Belay sous le maillot des Girondins de Bordeaux.

Nicolas Maurice-Belay sous le maillot des Girondins de Bordeaux. — Nicolas Tucat

  • Nicolas Maurice-Belay n’a aucun regret sur son départ des Girondins de Bordeaux.
  • A 32 ans, il continue à s’entraîner comme un professionnel.
  • L’ex-Bordelais pourrait rebondir en Belgique ou Chine.

Les footballeurs professionnels ne sont pas intouchables. Eux, aussi, peuvent se retrouver au chômage du jour au lendemain. C’est la triste expérience que vit Nicolas Maurice-Belay depuis son départ des Girondins de Bordeaux, en juin dernier. L’ancien milieu de terrain bordelais se confie à 20 minutes sur cette période si particulière pour lui.

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Comment s’est passée la fin de l’aventure pour vous ?

Après mon opération au genou, il y a un an, je devais reprendre en janvier (2017). Là, je suis resté trois mois avec la CFA pour retrouver le rythme, j’ai réintégré le groupe pro seulement à un mois avant la fin de la saison. J’ai senti très tôt qu’il ne voulait pas me prolonger.

Vous vous y attendiez ?

Oui, bien sûr. Il faut être lucide. On était clairement sur la fin. Quand tu vois que le club ne prolonge pas un mec comme Cédric Carrasso, tu sais que ça ne sent pas bon pour toi.

Avez-vous des regrets ?

Non, pas vraiment. Quand tu ne joues par comme moi pendant de longs mois, tu ne peux pas avoir les boules. Je savais qu’ils n’allaient pas me garder.

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Pourquoi n’avez-vous pas trouvé un club cet été ?

Caen était intéressé mais finalement cela ne s’est pas fait. J’ai eu aussi des touches avec Nancy, le Levski Sofia ou encore Brisbane. Après avec mes blessures, ce n’est pas évident. Je pense que c’est le premier motif avancé par les clubs quand ils décident de ne pas aller plus loin avec moi.

Nicolas Maurice-Belay, le milieu des Girondins, le 13 décembre 2014 lors de Nantes-Bordeaux.
Nicolas Maurice-Belay, le milieu des Girondins, le 13 décembre 2014 lors de Nantes-Bordeaux. - OUEST MEDIAS/SIPA

Comment vivez-vous cette période ?

Ça fait vraiment bizarre ! C'est un peu spécial. On essaie de faire avec mais ce n’est pas facile. Après je ne m’inquiète pas trop. Pour moi, c’est une question d’opportunité, pas de niveau. Le moral, ça va. Je ne cogite pas trop.

A quoi ressemble une journée de Nicolas Maurice-Belay aujourd’hui ?

Je m’entraîne tous les jours avec un préparateur physique et des joueurs qui sont dans la même situation que moi à Paris. Je ne tourne pas trop en rond pour l’instant, ça aide. Je suis même fatigué par les entraînements mais c’est de la très bonne fatigue après mes blessures.

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Comment voyez-vous votre avenir ?

Je suis assez confiant. Je suis ouvert à toutes les propositions. Ligue 2, National ou de clubs étrangers. Aujourd’hui, j’ai des contacts en Belgique et en Asie vers la Chine. Mais, je ne veux pas en dire plus car pour l’instant, rien n’est fait.

Nicolas Maurice-Belay, des Girondins de Bordeaux, le 12 février 2012
Nicolas Maurice-Belay, des Girondins de Bordeaux, le 12 février 2012 - B.CHIBANE/SIPA

Est-ce que vous avez fixé une date limite ?

Non, pas du tout ! J’ai le temps. Tout dépendra du projet. Cela peut très bien être un contrat de six mois ou d'un an. Aujourd’hui, je suis surtout très content d’être en pleine forme. J’attends la bonne opportunité.