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5 lieux souterrains et cachés à explorer aux Journées du Patrimoine à Lyon
Visites exceptionnelles

Journées du Patrimoine à Lyon : 5 lieux souterrains et cachés à explorer sous la ville

Sous les pavés lyonnais, l’histoire continue. Les Journées du patrimoine donnent accès à des lieux rarement ouverts et souvent insoupçonnés
Fostine  Carracillo pour 20 Minutes

Fostine Carracillo pour 20 Minutes

L'essentiel

  • Les Journées du patrimoine invitent à découvrir un autre visage de Lyon les 19 et 20 septembre 2026.
  • Plusieurs lieux souterrains ou cachés ouvrent exceptionnellement leurs portes au public.
  • Tunnels, caves, galeries militaires et crypte racontent une histoire plus secrète de la métropole.

Les Journées européennes du patrimoine offrent chaque année une bonne raison de regarder Lyon autrement. Les 19 et 20 septembre 2026, la 43e édition permet aussi de descendre sous la ville, là où se cachent des passages, des caves et des galeries invisibles depuis la rue. De Perrache aux hauteurs de Saint-Irénée, jusqu’à Bron, cinq visites invitent à découvrir une autre histoire de la métropole. Au programme ? Patrimoine religieux, mémoire carcérale, héritage militaire et institutions lyonnaises. Des lieux souvent méconnus, et pour certains difficilement accessibles le reste de l’année.

Le tunnel Chamizo, vestige inattendu des anciennes prisons

À Perrache, le tunnel Chamizo reliait autrefois les prisons Saint-Paul et Saint-Joseph, deux établissements pénitentiaires fermés en 2009 puis en partie reconvertis. Dissimulé sous le quartier, ce passage conserve aujourd’hui une trace particulièrement singulière de leur histoire : des peintures réalisées par Didier Chamizo, alors détenu, avec d’autres prisonniers. L’ancien espace carcéral est ainsi devenu le support d’un ensemble artistique qui raconte une autre facette de la vie derrière les murs.

Son ouverture demeure exceptionnelle puisque le site n’accueille le public que pour la cinquième fois. Les visites guidées sont proposées gratuitement samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 13 h 30 à 18 h, sans réservation et par petits groupes constitués au fil des arrivées. Une occasion rare de découvrir ce passage souterrain et de pénétrer dans un lieu absent des circuits touristiques traditionnels.

Les caves Bahadourian, sous une institution de la Guillotière

À la Guillotière, Bahadourian fait partie du paysage commerçant depuis près d’un siècle. Fondée en 1929 par Djebraïl Bahadourian, l’épicerie s’est progressivement agrandie jusqu’à devenir une adresse bien connue des Lyonnais pour ses produits venus de nombreux pays. Pourtant, sous les rayons et les étals, une autre partie du bâtiment reste largement méconnue : de vastes caves historiquement utilisées pour le stockage des marchandises.

Pour les Journées du patrimoine, ces espaces se découvrent lors de visites commentées qui reviennent également sur l’histoire de la famille et le développement de l’enseigne. L’accès est gratuit et sans réservation samedi 19 septembre, de 9 h à 18 h 30. Une manière originale d’aborder l’histoire de la Guillotière à travers son patrimoine commerçant et les trajectoires de celles et ceux qui ont contribué à façonner le quartier.

Sous la Brasserie Georges, une autre facette de l’institution

La grande salle Art déco de la Brasserie Georges est familière de nombreux Lyonnais, mais ses sous-sols le sont beaucoup moins. Fondée en 1836 par Georges Hoffherr, l’adresse fête ses 190 ans en 2026 et profite de ce week-end pour ouvrir certaines de ses coulisses. Le parcours conduit notamment vers les espaces souterrains, la microbrasserie et les cuisines, loin de l’effervescence habituelle de la salle.

Les visites ont lieu samedi et dimanche entre 9 h et 11 h. Elles sont gratuites, mais les places sont limitées : l’inscription se fait uniquement sur place à partir de 8 h 45. Des départs sont organisés toutes les quinze minutes par groupes restreints. Une visite qui dévoile les coulisses et les espaces souterrains de cette institution lyonnaise presque bicentenaire.

Le Fort de Bron, un patrimoine militaire sous terre

Il faut quitter le centre de Lyon pour une autre expérience hors des sentiers battus. Construit à partir de 1875 dans le cadre du système défensif mis en place après la guerre de 1870, le Fort de Bron pouvait accueillir plusieurs centaines de soldats. Derrière ses remparts se cachent des salles souterraines et des galeries reliant les casernements, les magasins à poudre et différents ouvrages conçus pour protéger les hommes et les munitions.

Dimanche 20 septembre, le fort ouvre gratuitement de 10 h à 18 h. Parmi les parcours proposés, celui consacré au chemin de la poudre permet de suivre l’itinéraire autrefois emprunté par les munitions à travers l’ouvrage. Une autre visite s’intéresse davantage au quotidien des militaires installés sur place. Les inscriptions se font directement sur le site, l’occasion de découvrir de l’intérieur cette architecture défensive rarement visible depuis l’extérieur.

La crypte de Saint-Irénée, aux origines du christianisme lyonnais

Sur la colline de Saint-Irénée, le dernier rendez-vous plonge beaucoup plus loin dans le passé. Sous l’église se trouve l’un des ensembles religieux les plus anciens encore en activité à Lyon, intimement lié aux premiers siècles du christianisme local. La crypte conserve notamment la mémoire de saint Irénée, deuxième évêque de Lyon, ainsi que celle des martyrs Alexandre et Épipode.

Une restauration récente a permis de mieux identifier plusieurs maçonneries anciennes et différents décors, offrant un nouveau regard sur l’évolution du lieu au fil des siècles. Pendant les Journées du patrimoine, le site est accessible gratuitement samedi et dimanche de 14 h 30 à 17 h 30, avec une visite annoncée à 15 h. Une dernière étape très différente des précédentes, mais qui rappelle à quel point le sous-sol lyonnais conserve encore de nombreux fragments de l’histoire de la ville.