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Après « Nouvelle École », on a suivi MISCHA à la trace

« Il fallait préparer l’après, donc sortir des morceaux » : Un mois après « Nouvelle École », MISCHA sort un EP

Coulisses•« Nouvelle École », nouvel EP et dates de tournée… MISCHA franchit un cap et dévoile ses coulisses à « 20 Minutes » entre tournage de clip et montée sur scène
Victoria  Berne

Victoria Berne

L'essentiel

  • MISCHA, finaliste de « Nouvelle École », a sorti un EP de cinq titres intitulé ZONE et se produit à La Boule Noire, à Paris.
  • Le rappeur considère que participer à cette émission n’est pas ce qui définit sa musique, mais reste un beau coup de projecteur.
  • Pour construire sa carrière après l’émission, le rappeur mise sur la production musicale.

Il y a un mois, la finale de Nouvelle École était remportée par Typhee. Mais parmi les trois finalistes, un autre candidat a fait couler beaucoup d’encre : MISCHA. À seulement 19 ans, le jeune rappeur originaire de Noisy-le-Sec entend désormais transformer l’essai.

Ce lundi 12 octobre, l’artiste se produira à La Boule Noire, à Paris, quelques jours après la sortie de ZONE, un projet qui donne un nouvel aperçu de son univers. 20 Minutes l’a suivi le temps d’une journée, entre tournage de clip et concert, pour découvrir les coulisses de son après Nouvelle École.

Des open-mics aux scènes solos (ou presque)

Depuis cinq saisons maintenant, l’émission a su mettre en lumière des rappeurs et rappeuses en devenir. Mais si le coup de projecteur est certain lors de la sortie des épisodes, l’après-émission est parfois plus compliquée à appréhender. Mais pour MISCHA, tout était calculé : le concours devait apporter de la visibilité… Le reste se ferait en studio et sur scène.

Quand on demande au jeune rappeur de Noisy-le-Sec comment il se présenterait à quelqu’un qui ne le connaît pas, sa réponse est directe : « Je fais de la musique, tout simplement, avec mon zinc ». Car avant de partager la scène avec son cousin, leur histoire débute dans une cave. WALLE, aujourd’hui beatmaker, composait des prods de son côté, tandis que MISCHA écrivait ses premiers textes. « Ça fait cinq ans qu’on se voit une à sept fois par semaine pour faire du son. On a commencé dans sa cave pour enregistrer. À cette époque, je n’étais pas ingénieur son, c’était galère », explique le beatmaker. Pour se familiariser avec la scène, MISCHA choisit ensuite l’exercice des open-mics. Un exercice exigeant et combatif, qui lui permet d’être repéré pour cette cinquième saison de Nouvelle École.

L’émission comme tremplin, pas comme étiquette

« Participer à Nouvelle École, ce n’est pas ce qui définit ma musique, mais c’est un beau coup de projecteur », confiait-il au média Mosaïque avant la diffusion de l’émission. Une philosophie qu’il semble avoir conservée depuis la finale. Il entend éviter les étiquettes, mais aussi prendre ses distances avec le buzz. Car, chaque saison connaît ses séquences qui font réagir sur les réseaux… Et cette année c’est sa prestation avec Bamby lors de l’épreuve des featurings qui a beaucoup fait parler. Lors de leur reprise de Jalouse, le duo jouait sur la sensualité (++), suscitant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

« En me mettant en duo avec elle, on voulait me tester. Je me suis dit, on y va », explique le rappeur. Pour lui, la séquence s’inscrivait dans un cadre clair : « C’était pour une émission, pour un show : c’est professionnel ». Il explique avoir abordé cette prestation à travers les codes du shatta et du dancehall, où la sensualité occupe une place importante.

La musique comme ligne de mire

Car derrière le coup de projecteur, une question demeure : comment durer ? « Comment est-ce que tu fais quelque chose qui te ressemble alors que t’as été médiatisé devant des millions de personnes ? », résume MISCHA. Au fil de cette journée à ses côtés, la question est souvent revenue. S’enfermer en studio a été sa stratégie pour y répondre : « Il fallait préparer l’après, donc sortir des morceaux rapidement », explique-t-il.

Avec ces six titres dans son nouvel EP, le rappeur poursuit le travail engagé avec WALLE, tout en bénéficiant de nouveaux moyens : « Aujourd’hui, ce qui a changé, c’est qu’on est mieux accompagnés », explique-t-il. Cette identité se construit aussi par l’image, à travers les clips. « Franchement, j’adore le cinéma et dans mes clips, j’adore le fait d’interpréter ma musique », témoigne MISCHA. Alors que l’épreuve des clips n’était pas au programme de cette cinquième saison, il explique : « Le clip de ZONE MILITAIRE ou Logos Brodés, c’est exactement ça que j’aurais voulu montrer dans Nouvelle École. Les clips participent à l’identité visuelle d’une ou d’un artiste », conclut-il.