Tennis : Sans gaz, Alcaraz sorti d’entrée à Paris
contreperformance•Le N°2 mondial s'est incliné face au Russe issu des qualifications Roman Safiullin 6-3, 6-420 Minutes avec AFP
La première moitié de son sprint final a tourné court : le N.2 mondial Carlos Alcaraz a chuté d’entrée au Masters 1000 de Paris face au Russe issu des qualifications Roman Safiullin (45e), vainqueur 6-3, 6-4 au deuxième tour mardi.
Alcaraz, exempté de premier tour, revenait à la compétition après avoir renoncé à jouer à Bâle la semaine précédente, pied gauche et dos douloureux. Reste maintenant au jeune Espagnol, qui n’a plus soulevé de trophée depuis son sacre épique à Wimbledon aux dépens de Novak Djokovic en juillet, ni atteint de finale depuis Cincinnati en août, à honorer au mieux le dernier grand rendez-vous de la saison, le Masters qui réunira mi-novembre les huit meilleurs joueurs mondiaux à Turin (Italie).
« Un jour comme celui-ci, c’est difficile de tourner la page. Perdre d’entrée dans un tournoi où tu espères atteindre la finale, ça fait très mal », avoue « Carlitos ». « Là, c’est une des rares fois où je n’ai pas envie de penser aux jours à venir, à l’entraînement et à tout le reste. »
« Si je veux avoir la moindre chance… »
« Je suis déçu de moi-même, de mon niveau de jeu, j’attendais nettement plus de moi. Je ne me suis pas senti bien sur le court, je me suis senti lent, je n’ai pas bien bougé du tout », constate-t-il. « Il y a beaucoup de choses à mieux faire si je veux avoir la moindre chance au Masters… »
S’il n’en a pas reparlé, Alcaraz avait reconnu lundi sentir « encore une petite gêne à la plante du pied ». « Ce n’est pas réglé à 100 %, mais (…) c’est beaucoup moins présent qu’avant », avait-il décrit. « C’est la fin de la saison, qui a été très longue, exigeante, c’est normal que des soucis apparaissent, il faut faire avec, jouer du mieux possible en gérant ces problèmes », avait-il ajouté.
Avec sa défaite d’entrée, Alcaraz ne fait pas une bonne opération dans son duel avec Djokovic pour le trône de N.1 mondial en fin de saison. Le protégé de Juan Carlos Ferrero estime avoir « perdu toute chance » après cette défaite précoce, lui qui « venait ici avec l’idée d’essayer d’atteindre les derniers tours pour avoir l’opportunité de jouer la place de N.1 au dernier tournoi ».
Djokovic débute mercredi
Le Serbe aux 24 trophées record en Grand Chelem, qui abordait Paris avec 500 points d’avance à la Race, le classement établi sur l’année civile, jouera son premier match mercredi après-midi, face à l’Argentin Tomas Martin Etcheverry (31e).
L’Espagnol de 20 ans a bien eu un break d’avance dans les deux manches mardi soir (2-1 dans la première, 3-1 dans la seconde) mais à chaque fois, visiblement en manque de peps, il a permis à Safiullin de revenir. Et la résistance du Russe de 26 ans, quart-de-finaliste à Wimbledon en juillet, a fini par avoir raison de lui.
Après son élimination en demi-finales à l’US Open en septembre, là où il avait été couronné pour la première fois en Grand Chelem un an plus tôt, Alcaraz, déjà, n’avait pas brillé lors de la tournée asiatique (demi-finales à Pékin et huitièmes de finale au Masters 1000 de Shanghai).
Paris ne lui réussit décidément pas dernièrement, lui qui avait quitté Roland-Garros perclus de crampes en pleine demi-finale contre Djokovic au printemps, et avait abandonné en quarts de finale à Bercy il y a un an, blessé aux abdominaux.


















