France - Afrique du Sud : « On a la même vision du jeu »… Le Garrec et Ntamack, charnière idéale pour dompter les Boks ?
nouvelle donne•Nolann Le Garrec et Romain Ntamack devraient être alignés ensemble à la charnière face à l’Afrique du Sud, samedi au Stade de FranceAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- Fabien Galthié devrait aligner une charnière sans grande expérience commune avec Nolann Le Garrec (La Rochelle) et Romain Ntamack (Toulouse) contre l'Afrique du Sud, samedi.
- Le Garrec, qui était derrière Dupont et Lucu dans la hiérarchie, saisit une opportunité en or : « C'est un cap supplémentaire [de jouer face aux Boks]. Je n'ai pas eu l'occasion de jouer encore contre cette équipe. »
- Ntamack exprime sa confiance dans leur association : « On a toujours été très souvent ensemble sur les rassemblements donc les automatismes se trouvent assez facilement. En tout cas, moi, j'ai vraiment du plaisir à jouer avec Nolann. »
A Marcoussis,
A l’heure où Fabien Galthié cherche à ce que son XV de France engrange un maximum d’expérience, à deux ans de la Coupe du monde en Australie, voilà que le sélectionneur aux lunettes profilées nous balance une charnière toute neuve pour affronter l’Afrique du Sud, nos bourreaux de 2023. Nolann Le Garrec et Romain Ntamack tiennent en effet la corde pour débuter ensemble, samedi soir au Stade de France, pour les grandes retrouvailles.
Le demi de mêlée de La Rochelle et le demi d’ouverture du Stade Toulousain comptabilisent seulement deux bouts de matchs ensemble, lors du Tournoi des VI Nations 2025, pour un total de 25 minutes. Envoyé au feu face aux cisailleuses sud-africaines, Nolann Le Garrec est longtemps passé derrière Antoine Dupont (encore en phase de réathlétisation) et Maxime Lucu (tout juste de retour de blessure).
Les automatismes jusqu’en conférence de presse
Le Breton, qui a été titulaire lors de la tournée en Nouvelle-Zélande, a donc une opportunité en or à saisir ce samedi, pour montrer qu’il est l’alternative la plus crédible à ce poste derrière « Toto », bien présent à Marcoussis en tenue de travail en train de regarder ses comparses au poste comme une maman brebis veille sur ses agneaux.
« C’est un cap supplémentaire [de jouer face aux Boks], reconnaît Nolann Le Garrec. Je n’ai pas eu l’occasion de jouer encore contre cette équipe. C’est vrai que je progresse petit à petit à ce niveau. Ce sera comme forcément bénéfique pour tous les joueurs qui seront sur la pelouse samedi soir. Dans ma jeune carrière, c’est un match qui comptera j’espère. »
Comme s’il fallait bosser les automatismes jusqu’au bout, l’ancien n° 9 du Racing 92 a été envoyé devant les médias avec… Romain Ntamack. « On a toujours été très souvent ensemble sur les rassemblements donc les automatismes se trouvent assez facilement, commente le n° 10 toulousain. En tout cas, moi, j’ai vraiment du plaisir à jouer avec Nolann. On espère juste faire une bonne partie samedi, diriger l’équipe du mieux possible pour pouvoir aider et battre les Sud-Africains ce week-end. »
« On essaie de vivre les choses pleinement »
Plus habitué à jouer en équipe de France, avec ses 13 petites sélections, avec Thomas Ramos, Matthieu Jalibert, Joris Segonds ou Antoine Hastoy, Nolann Le Garrec a peaufiné sa connexion avec le fils d’Emile durant ces dix jours de préparation à Marcoussis. « C’est plutôt agréable de jouer avec Romain, témoigne le Rochelais. On essaie de trouver des bonnes connexions ensemble, mais aussi avec le reste de l’équipe. On est plutôt aligné, on a la même vision du jeu, je pense. On essaie de vivre les choses pleinement et on va essayer surtout de bien se rejoindre. »
Il le faudra pour éviter les buffles sud-africains et, aussi, pour tenir la comparaison avec la charnière des Boks emmenée normalement par Reinach et Feinberg-Mngomezulu. Ce dernier a d’ailleurs tapé dans l’œil de Romain Ntamack : « Il est très bon, il apporte quelque chose en plus à cette équipe, une arme supplémentaire, avec autour de lui des joueurs assez exceptionnels. On sait qu’il faudra le cadenasser, mais aussi cadenasser tous les autres joueurs autour si on veut rivaliser. » On n’en demande pas moins Romain.



















