France-Ecosse: «On est des grands garçons, c’est à nous de nous adapter», estime Mathieu Bastareaud

RUGBY Le centre de l'équipe de France Mathieu Bastareaud n'a pas éludé les carences offensives des Bleus après la victoire contre l'Ecosse en ouverture du Tournoi des 6 Nations...

Propos recueillis par Nicolas Camus

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Mathieu Bastareaud lors du match France-Ecosse (15-8) en ouverture du Tournoi des 6 Nations, le 7 février 2015 au Stade de France.
Mathieu Bastareaud lors du match France-Ecosse (15-8) en ouverture du Tournoi des 6 Nations, le 7 février 2015 au Stade de France. — MIGUEL MEDINA / AFP

Bien sûr, il y a la victoire, qui «valide les deux bonnes semaines d'entraînement de l'équipe». Mais après être venu difficilement à bout des Ecossais (15-8), samedi, lors du premier match du Tournoi des 6 Nations, Mathieu Bastareaud n’a pas éludé les carences des Bleus, notamment à l'approche de la ligne adverse. Le centre tricolore regrette les occasions gâchées, et sait le travail qui reste à accomplir avant d'aller défier les Irlandais chez eux le week-end prochain.

Y a-t-il plus de joie ou de frustration de ne pas aller marquer cet essai après cette victoire?

On est heureux, bien sûr, de commencer par une victoire. Mais c'est vrai que ça a été frustrant de ne pas réussir à scorer quand on en a eu l’occasion. On les a mis sous pression, on a été pas mal dans leurs 22 mètres. Mais par un peu de précipitation, de maladresse, d’impatience, on a gâché. Ce sont des choses qu’il va falloir travailler cette semaine pour espérer quelque chose en Irlande.

Comment expliquer justement cette maladresse?

On voulait tellement bien faire, jouer les coups à fond, que ça a entraîné de la précipitation. On n’a pas assez pris le temps de bien manipuler le ballon, donc ça donne de l’imprécision. Et puis en face ils montaient très vite en défense. Mais honnêtement je préfère tenter des coups que ne rien faire et être encore plus frustré.

Vous avez été surpris de leur intensité en défense?

Oui et surtout ils l’ont tenue du début à la fin. Pour ceux qui avaient l’habitude de jouer contre cette équipe d'Ecosse, on peut dire que c’était une équipe un peu «fofolle», qui commençait fort ses matchs en jouant tous les ballons et qui craquait à l’heure de jeu. Là ils ont été en place tout le match. Donc un peu surpris oui, même si on a vu sur la tournée d’automne qu’ils étaient solides. Mais après on est des grands garçons, c’est à nous de nous adapter et de faire ce qu’il faut pour se donner de la marge.

Cette histoire d’impatience revient régulièrement, non? Comment cela se travaille?

On travaille des systèmes dans ces zones-là justement. Il faut s’y tenir, les respecter. On constate que quand on est un peu moins lucides, on perd cette organisation et c’est ce qui nous gêne.

D’un point de vue plus personnel, comment vous êtes-vous senti?

Plutôt bien. J’étais en confiance, on avait bien travaillé ces deux dernières semaines avec les préparateurs physiques. Je suis plutôt content du rendu. Après bien sûr tout est perfectible. On a bien communiqué en attaque et en défense avec Camille [Lopez], c’est dommage qu’on n’ait pas plus varié les ballons en première main. Mais c’est aussi le contexte du match. On voulait vraiment attaquer cette zone autour du 10 adverse. Mais globalement ça a été. Je n’ai rien à prouver à personne, si ce n’est à moi-même.

Vous allez bosser quoi cette semaine spécifiquement avant l’Irlande?

Je ne sais pas encore, il faut revoir le match d’abord. Mais déjà je pense qu’on va travailler sur nos systèmes dans les zones de marque et nos rucks offensifs. On a été pas mal embêtés là-dessus, avec des ballons lents. Ces points-là sont à améliorer.