VIDEO. Tournoi des 6 Nations: La France, toujours aussi poussive, vient à bout de l'Ecosse

RUGBY Le XV de France s'est imposé (15-8) face à l'Ecosse en ouverture du Tounoi des VI Nations...

Au Stade de France, Nicolas Camus

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Camille Lopez (10) a permis à la France de battre l'Ecosse en ouverture du tournoi des VI Nations, le 7 février 2015.
Camille Lopez (10) a permis à la France de battre l'Ecosse en ouverture du tournoi des VI Nations, le 7 février 2015. — AFP PHOTO / FRANCK FIFE

La victoire… et c’est tout, ou presque. L’équipe de France a battu l’Ecosse (15-8), samedi, pour son entrée dans le Tournoi des VI Nations. Une victoire évidemment bienvenue, mais qui n’a livré aucune des réponses attendues après des dernières sorties (très) mitigées. Même si la deuxième période a été un peu mieux maîtrisée, avec un pack avant retrouvé et un engagement de tous les instants, il y a encore beaucoup de boulot en cette année de Coupe du monde.

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La satisfaction: la sérénité de Camille Lopez

Il fallait bien en trouver une. Le demi d'ouverture de Clermont a inscrit tous les points des Bleus – ou plutôt des Rouges sur ce match -. Il n'a manqué qu'une des six pénalités qui se sont présentées à lui. Celle réussie dès la 3e minute de jeu a eu le mérite de le mettre en confiance et de placer le XV du France sur les bons rails. C’est l’une des rares satisfactions du jour, avec peut-être un pack avant beaucoup plus entreprenant après la mi-temps. Les groupés pénétrants ont fait mal aux Ecossais et ont créé nombreux de situations dans les 22 mètres adverses, mais trop d’approximations techniques ont empêché les Français d’en profiter pour mettre un essai.

Que de déchets!

Philippe Saint-André le répète à qui veut l’entendre: oui, le french flair existe toujours. Et ce, malgré les matchs trop souvent ennuyeux qui s’enchaînent depuis maintenant trois ans qu’il est à la tête du XV de France. Samedi, les séquences ballon en main ont encore été trop peu nombreuses, le rythme trop peu enlevé. Cette équipe manque toujours d’un fil conducteur, d’automatismes qui lui permettraient de concrétiser sur ses temps forts. Manque de soutien sur une bonne pénétration plein axe du duo Thomas-Fofana (20e), faute de main de Maestri à deux mètres de la ligne écossaise (56e), Huget qui oublie ses coéquipiers et qui fait un en-avant sur une supériorité numérique (72e)… Il y a toujours un petit quelque chose qui fait se rasseoir le public sur son siège au moindre début de frisson.

L’Ecossais qui nous a fait mal

Stuart Hogg a tout fait aux Bleus. Sa feinte de passe pour perforer la ligne de défense française (27e) a été absolument magique, tout comme sa passe entre les jambes inventée un peu plus tard (66e).

 

C’est lui, évidemment, qui a été à l’origine du seul essai du match. Sa course folle achevée à quelques mètres de l’en-but des Français a été récompensée par la conclusion en bout de ligne de Mark Bennett (40e). Problème, il a raté la transformation, plus une pénalité juste avant, deux coups de pied qui auraient pu permettre à l’Ecosse de l’emporter. Mais heureusement qu'il était là pour assurer le show.