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Roland-Garros: Et si le tournoi était un film?

Roland-Garros: Et si le tournoi était un film?

TENNISLes parcours de certains champions pourraient être racontés au cinéma…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Roland-Garros, c’est un peu le cinéma. On y pleure, on y rit, on se fait chier, on s’éclate, on en ressort en ayant mal au cou. Parce qu’il faut bien s’occuper pendant qu’on fait semblant de suivre les demi-finales du tournoi féminin, 20 Minutes a repéré quelques analogies frappantes entre quelques histoires du Grand Chelem et des chefs-d’œuvre du 7e Art. On s’excuse par avance pour tous les désagréments oculaires que pourrait provoquer notre maîtrise assez moyenne de Paint.

« La plus belle des victoires » version Ana Ivanovic et Bastian Schweinsteiger

Le pitch de départ : Ce sombre navet (Wimbledon en V.O) raconte l’histoire d’un vieux loup du circuit tout nul (le pire rôle de Paul Bettany) qui va finir par gagner Wimbledon parce qu’il tombe amoureux d’une jeune joueuse fougueuse (Kirsten Dunst).



La version Roland : Ana Ivanovic avait un peu disparu des radars. Finaliste à Roland en 2008, elle enchaînait depuis les contre-performances. Jusqu’à trouver l’amour avec Bastian Schweinsteiger, le champion du monde de foot allemand, qui passe ses matchs à l’encourager en tribunes. Eliminée en demi après un tournoi remarquable, elle ne fera pas mieux que l'original.

(ça pique hein ? Pas faute d’avoir prévenu)

« La terre éphémère » version le tennis féminin français

Le pitch de départ : On ne sait pas on ne l’a pas vu mais il a 4/5 sur Allociné donc ça doit être pas mal. On l’a choisi juste pour le titre.



La version Roland : Terre + éphémère = passage des Françaises à Roland-Garros. Comme d’hab, aucune d’entre elle n’a réussi à passer les huitièmes de finale. Enfin si, Amélie Mauresmo. En tant que coach. D’un Ecossais.

(notre plus réussi, de loin)

« La marche de l’Empereur » version Novak Djokovic

Le pitch de départ : Une sombre histoire de pingouins. Ou de manchots. On n’a jamais su faire la différence.



La version Roland : Ca va, pas trop fatigué, Novak ? Depuis le début du tournoi, le n°1 mondial marche sur tout le monde. On ne parlera même pas de Richard Gasquet, expédié en huitièmes, mais on peut s’arrêter 30 secondes sur Nadal. Neuf fois vainqueur à Roland, l’Espagnol n’a pas pris le moindre set au Serbe. Marche aussi avec « arrête-moi si tu peux » quoi.

(j’ai honte)

« En solitaire » version Jo-Wilfried Tsonga

Le pitch de départ : François Cluzet et un petit immigré sont sur un bateau. Personne ne tombe à l’eau.



La version Roland : Au milieu d’une belle bande de bras cassés, un tennisman Français résiste aux assauts d’un Tchèque et d’un Japonais pour se hisser en demi-finale. Il est le dernier espoir d’une nation. Il est en solitaire.

(On a conscience d’en avoir fait des moches, mais alors celui-là…)

« La chute du faucon noir » version Rafael Nadal

Le pitch de départ : C’EST LA GUERRE.



La version Roland : Rafael Nadal a gagné neuf fois Roland-Garros. Neuf fois. On peut tourner le truc dans tous les sens, c’est beaucoup. C’est par exemple neuf de plus que moi. Bref, l’Espagnol a chuté à Roland-Garros, et ce n’est pas tout à fait anodin. Une page se tourne, les amis.

(ouaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiis)