Mercato: Aulas envoie un scud au PSG et parle de «guerre nucléaire entre Abou Dabi et le Qatar»

FOOTBALL Jean-Michel Aulas en veut au Qatar et au PSG qu'il accuse de dérégler le championnat français...

William Pereira

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Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas — Arnaud Andrieu/SIPA

Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, figurez-vous que Jean-Michel Aulas n'apprécie que très peu la tournure qu'a prise le mercato du Paris Saint-Germain. Neymar à 222 millions et la Tour Eiffel aux couleurs parisiennes en guise de bienvenue au Brésilien sont autant d'éléments qui déplaisent au boss de l'Olympique lyonnais, qui ne s'est pas privé de le répéter dans L'Equipe

L'évolution actuelle des prix, comme des salaires, compromet l'équilibre du football français et peut-être même européen, poursuit-il. Je suis très inquiet. Pas que le PSG se renforce. J'applaudis Nasser (al-Khelaïfi, le président du PSG). Je lui ai dit et écrit, même si je n'ai pas aimé le «welcome Neymar» sur la Tour Eiffel. C'est une question de sensibilité nationale. »

Aulas pense que les récentes dépenses du Paris Saint-Germain contribuent à la dérégulation du championnat français. « On essaie de boucler des opérations sur la fin de ce mercato, mais les prix sont 30, 40 ou 50% plus élevés que ce que l'on avait prévu à cause de cette surenchère », argue-t-il. Et de comparer le PSG à l'OL de la grande époque : « quand Lyon dominait le championnat, c'était avec ses propres moyens, pas avec l'argent d'un Etat. »

La guerre nucléaire entre Abou Dabu et le Qatar

Il n'aime pas ça, Jean-Michel, que les Etats se mêlent des oignons du football. « Aujourd'hui, je ne vais jamais aller mesurer mes biceps avec ceux de Tamin (l'émir du Qatar). Nasser a raison de faire ce qu'il fait, mais a-t-on raison de l'autoriser à faire ce qu'il fait, comme Manchester City ? On est entré dans une guerre nucléaire entre Abou Dabi (propriétaire du club mancunien) et le Qatar et peut-être demain avec l'Arabie saoudite. Et nous, on ne peut pas lutter. » Difficile de le contredire.