PSG: Dites donc, ça commence à devenir coton de parier sur Paris, nan?

FOOTBALL Déjà champions, les Parisiens affrontent Nice samedi...

A.M. avec AFP

— 

Le défenseur du PSG Thiago Silva, le 20 mars 2016, contre Monaco, au Parc des Princes.
Le défenseur du PSG Thiago Silva, le 20 mars 2016, contre Monaco, au Parc des Princes. — THOMAS SAMSON / AFP

« Le titre on le fêtera lorsqu’on recevra le trophée à la dernière journée. » Laurent Blanc l’a promis après la défaite contre Monaco au Parc des Princes : Le PSG ne faussera pas le championnat. Déjà titrés et concentrés sur le quart de finale de Ligue des champions contre Manchester City mercredi, les Parisiens recevront Nice samedi, et on verra si le coach parisien tiendra parole. Il n’y a pas que ses collègues des autres bancs qui seront attentifs : Le monde des paris en ligne observera aussi de près le comportement des coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic.

Entre 2012 et 2014, l’Arjel, qui régule les jeux en ligne, avait en effet interdit les paris sur les matchs sans enjeu sportif. Jusque-là, personne n’avait vraiment tiqué. Mais le PSG a tellement écrasé la Ligue 1 cette année que la zone « sans-enjeu » (pour le club de la capitale), s’étale sur les huit derniers matchs de la saison : contre Monaco donc, Nice, Guingamp, Caen, Bordeaux, Rennes, Ajaccio, et Nantes. Interrogé par l’AFP, Charles Coppolani, le patron de l’Arjel, indiquait en avril pourquoi il était redevenu possible d’engager des paris, en France, sur ces fameux matchs : « La notion d’enjeu est complexe. En L1, au-delà de l’enjeu purement sportif, les enjeux financiers sont importants, les prestations des joueurs sont des éléments essentiels de leur valorisation. Par ailleurs, les matches de L1 et du PSG attirent énormément de parieurs. Si on ne les ouvre pas aux paris, les parieurs vont se reporter ailleurs, sur des sites illégaux », ajoute-t-il pour justifier cette réouverture.

« Les parieurs ont vu que le PSG pouvaient lâcher des matchs »

La décision de l’Arjel arrange forcément les opérateurs, pour qui le PSG est un atout important. Chez Betclic, par exemple, il rassemble à lui tout seul un quart de toutes les sommes engagées sur la Ligue 1. Mais les cotes de la formation parisienne et de ses adversaires sont forcément réajustées depuis l’obtention officielle du titre.

« Avant PSG-Monaco, la victoire de Paris était à 1,40, le nul à 4,50, et la victoire monégasque à 9. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, les parieurs ont vu que le PSG pouvait lâcher des matchs, détaille Julien Mirabel, ex-trader en paris sportifs, et cofondateur avec Vincent Guérin de Pronostip, un site de conseil aux parieurs. Sur PSG-Nice, les bookmakers ont ouvert à 1,28 sur le PSG, aujourd’hui c’est à 1,60, 1,65. Ça veut dire que Nice était à 11, et maintenant à 5,50, c’est assez énorme comme mouvement. Les distributeurs essaient de gérer leur risque financier et ont fait monter la cote. »

Vous feriez bien de varier vos paris

Pendant que les concurrents de Nice dans la course à l’Europe vont croiser les doigts ce week-end, les parieurs, eux vont donc s’adapter. Julien Mirabel : « Ce qu’on préconise, c’est de jouer autre chose, pas le « victoire », « nul », ou « défaite », mais un dérivé. Sur un pari « plus ou moins de buts » par exemple. On se dit que c’est une meilleure « value bet », une meilleure opportunité que de risquer de parier sur le PSG. Qui va peut-être gagner 4-0 et faire le show, mais qui ça se trouve va aussi passer à côté et perdre ce match. » Visiblement, le spectacle reste quand même une valeur sûre.