Une dérouillée, une petite fête et un peu de joie, c'était le titre du PSG à Troyes

FOOTBALL Les Parisiens ont remporté leur quatrième sacre de suite sur une victoire (0-9)...

A Troyes, R. B.
Edinson Cavani et Angel Di Maria après Troyes-PSG le 13 mars 2016.
Edinson Cavani et Angel Di Maria après Troyes-PSG le 13 mars 2016. — JACQUES DEMARTHON / AFP

« Désolé, j’ai un avion à prendre. » Dans l’étroit couloir qui sert de zone mixte au stade de l’Aube, Layvin Kurzawa ne perd pas son temps à s’arrêter devant la presse ni à faire sauter le moindre bouchon de champagne. Non, le latéral gauche du PSG n’est pas particulièrement grognon mais de Nasser Al-Khelaïfi, en passant par Laurent Blanc et son « la saison n’est pas finie » à David Luiz (« on a été très professionnels, on a gagné »), les Parisiens ne donnaient pas l’impression d’avoir remporté quelques minutes plus tôt leur quatrième titre de champion de suite à la trentième journée via la victoire la plus large de l’histoire du club, désormais six fois sacré.

Comme quoi, on se lasse de tout, surtout de ce qu’on domine trop facilement, même si Lucas et Marquinhos sont passés devant la presse en lâchant leur fameux « champion mon frère ». Presque pour la forme: en tête depuis la première journée, les Parisiens n'ont jamais souffert dans cette Ligue 1, ne perdant qu'un match à Lyon et distribuant les dérouillées. Même si, soyons honnête, celle-ci est mémorable.


Par décence et par manque de place, on ne décrira pas tous les buts du PSG contre Troyes (0-9). Une seule stat: en une rencontre, les Parisiens ont plus marqué au stade de l’Aube que la lanterne rouge du championnat cette saison. « On a fait ce que le coach a demandé. Comme depuis le début, on respecte tout le monde, glisse le capitaine parisien Thiago Silva. Mais je n’avais jamais gagné sur un tel écart. »


L’hymne des supporters parisiens joué dans le stade

On ne pourra pas reprocher aux Troyens d’avoir gâché la fête du titre. Les supporters aubois ont laissé brailler sans sourciller leurs rivaux, le speaker a salué le sacre parisiens sous les acclamations et ils ont même poussé la gentillesse jusqu’à diffuser Go West, chanson des Pet Shop Boys devenue hymne officieux des fans du PSG. Comme à la maison.

Avec ses quatre buts dont un triplé en moins de dix minutes, Zlatan Ibrahimovic s’est lui promené comme dans son jardin avec ses gosses. Reparti avec le ballon du match sous le bras, le Suédois est désormais courtisé par son président Nasser Al-Khelaïfi qui a annoncéqu’il allait proposer une prolongation de contrat à sa star.

Juste avant, le boss parisien a bien rappelé qu’il restait surtout trois titres à remporter. Enfin surtout un, tant les joueurs du PSG ont tenu à souligner que la précocité de leur sacre allait leur permettre de ne penser qu’à la Ligue des champions. « C’est notre objectif premier, explique Thiago Silva. On va pouvoir travailler plus tranquillement. » Salut la Ligue 1, c’était bien. Mais Paris a déjà mieux à faire.