Handball : Arbitre blessé, projectiles et fumigènes… Pourquoi un tel chaos pour la finale de N1 à Créteil ?
TRISTE SPECTACLE•La Fédération française de handball dénonce « des actes intolérables » ayant poussé à l’arrêt définitif de la finale de Nationale 1 entre la réserve de Montpellier et l’US Saintes après moins de deux minutes de jeu, samedi à CréteilJ.Lau.
L'essentiel
- La finale de Nationale 1 masculine de handball entre la réserve de Montpellier et Saintes a été définitivement arrêtée samedi après 97 secondes de jeu, à la suite de jets de projectiles sur les arbitres par « des individus cagoulés et munis de fumigènes ».
- L’incident a choqué les dirigeants des deux équipes, à l’image du manager de Saintes François Woum-Woum, qui assure : « Nous n’avons rien à voir avec ces gens-là ».
- La Fédération française de handball a condamné fermement ce dimanche « ces actes intolérables », tout en indiquant qu’elle devrait porter plainte contre les fautifs.
L’actualité forte du handball français se déroulait clairement à Cologne samedi, où le HBC Nantes a vu ses rêves de sacre en Ligue des champions être douchés en demi-finale par Berlin (24-34). Mais on risque de davantage parler dans les prochains jours de la finale de Nationale 1 (3e division) masculine disputée dans le même temps par la réserve de Montpellier et l’US Saintes. La raison ? Ce match a été définitivement arrêté après moins de deux minutes de jeu, dans un climat pour le moins particulier au Palais des sports Robert-Oubron de Créteil.
Des projectiles ont été jetés à ce moment-là sur les arbitres, poussant les forces de l’ordre à intervenir pour évacuer le public. L’un des arbitres a été blessé sur le coup, et a reçu des soins sur place, sans nécessité d’hospitalisation par la suite. Les dirigeants des deux équipes évoquent « des individus cagoulés et munis de fumigènes », supposés être des supporteurs de Saintes.
Manager général de la formation de Charente-Maritime, François Woum-Woum s’est vite désolidarisé de ce groupe sur le site Handzone : « Nous n’avons rien à voir avec ces gens-là. Apparemment, ils sont issus de la banlieue parisienne et ils sont venus nous supporter mais nous ne les connaissons pas. Nous sommes venus jouer une finale et participer à une fête. Comme Montpellier, nous avons eu droit à autre chose ».
La Fédé devrait porter plainte contre les fautifs
En l’occurrence une parodie de match qu’on pouvait redouter, à partir du moment où le coup d’envoi de la finale avait été reporté de 15 minutes en raison du comportement déjà agressif de ce même groupe de spectateurs en avant-match. Jusqu’à ce chaos ultime et cette décision prise, au bout de 40 minutes de flou, d’interrompre définitivement la rencontre, avec exactement 97 secondes de jeu disputées au chronomètre.
« Le contexte était pesant et on peut se poser bon nombre de questions sur les conditions de sécurité, a confié l’entraîneur héraultais Jérôme Diaz à Handzone. On se serait cru dans un stade de football avec des chants qu’on n’a pas l’habitude d’entendre au handball. » La Fédération française de handball a réagi ce dimanche matin via un communiqué, afin d’annoncer qu’elle « condamne avec la plus grande fermeté les actes de violence commis par ce groupe de personnes envers le corps arbitral et les bancs de touche lors de cette rencontre ».
Notre dossier sur le handball« Ces actes intolérables vont à l’encontre des valeurs du handball, défendues par les instances fédérales », poursuit-elle, tout en annonçant qu’elle « n’hésitera pas à porter plainte contre les fautifs ». De son côté, la commission d’organisation des compétitions devra trancher dans les prochains jours le sort de cette triste finale.



















