W.P. avec AFP
Bruno Genesio continue d’assister, impuissant, au début de saison douloureux de son équipe, ou plutôt de ce qu’il en reste après un été marqué par une vague de départs non compensés. La défaite de l’Olympique de Marseille, jeudi soir contre Besiktas en Ligue Europa (4-1), l'a conforté dans ses inquiétudes, notamment en seconde période, où ils se sont effondrés en trois minutes chrono, concédant deux buts irrémédiables, dont celui d’un ancien de la maison, Amir Murillo. Le calice jusqu’à la lie.
« On a fait jeu égal en première période, voire un peu mieux, observe Genesio. On a su revenir au score, on a eu des situations. En deuxième période, on débute bien mais quand on encaisse le deuxième but, on perd le fil tactiquement, dans la concentration. Sur le troisième, on est complètement passifs et en fin de match c’est un peu du n’importe quoi à tous les niveaux. »
Une période « particulièrement rude », reconnaît Genesio
« Quand les choses se reproduisent, ça n’est pas le hasard. Il y a des raisons. Il faudra bien analyser. Ce qui m’embête, c’est qu’on a un peu lâché dans les 20/25 dernières minutes. Je n’ai pas senti qu’on avait l’énergie de revenir à 3-2. On a oublié tous les fondamentaux du foot à 3-1 en se désorganisant, en ne faisant plus les choses ensemble. Et on a été logiquement sanctionnés », a ajouté l’entraîneur marseillais.
L’OM va devoir se découvrir des ressources insoupçonnées d’ici dimanche et la réception du Paris Saint-Germain, autrement, la sanction risque d’être douloureuse même si le grand rival connaît un démarrage en douceur en championnat. « Quand on est entraîneur, il y a des périodes difficiles, j’en ai déjà connu. Celle-ci est particulièrement rude, surtout en début de saison. Ce n’est pas forcément ce dont je rêvais », a reconnu Bruno Genesio.