A.L.G.
Au risque d’enfoncer des portes de saloon à grands coups de bottes de cow-boy, un constat nous frappe ce jeudi matin après les deux roustes reçues par les clubs français du nord de la France (Lens battu 3-0 à Bruges et Lille tombé à la maison face à Galatasaray 4-2) : oui, que ce soit en France en championnat ou sur la scène continentale en Coupe d'Europe, plus que jamais il y a le PSG et le reste du monde.
Ce n’est d’ailleurs qu’à lui que l’on doit à notre pays d’être encore devant le Portugal au coefficient UEFA et, à force de voir nos clubs se défoncer chaque année pour truster les trois premières places du podium, pour ensuite se faire humilier quasi systématiquement en Ligue des champions, on se demande si ça en vaut bien la peine.
On le sait depuis un moment, notre Ligue 1 que personne ne veut diffuser n’a plus un rond et les clubs qui carburent une saison se font dépouiller la suivante par des clubs de championnats plus huppés et plus riches. Mais tout de même, si l’on parle d’un point de vue comptable et financier, l’écart de budget entre le Racing Club de Lens (100 millions d’euros) et Bruges (autour de 140 millions) n’est pas abyssal.
La Ligue 1, un championnat de seconde zone ?
Comment expliquer alors que personne ne soit surpris au réveil de voir les Sang et Or sombrer en fin de rencontre et rentrer chez eux la tête basse avec trois buts dans les fouilles ? Pareil pour Lille, battu à la maison par plus fort que lui sans qu’il n’y ait absolument rien à redire et qui squatte aujourd’hui l’avant-dernière place au classement en Ligue des champions devant le Slovan Bratislava. Avec trois défaites en trois matchs et dix buts encaissés, les Dogues sont en perdition, même si leur coach Davide Ancelotti « ne pas pas que la barre soit trop élevée ».
La vérité, c’est que nos clubs français sont à leur place et à leur niveau et qu’il y a peu de chance pour que cela change à court ou moyen terme. Le futur appel d’offres lancé par la LFP pour refourguer son championnat à un diffuseur qui daignerait s’y intéresser pour la période 2027-2032 sera peut-être l’occasion de ramener un peu plus d’argent dans les caisses, même si cela reste à prouver, mais il faudrait mal connaître notre histoire du football pour croire à un miracle instantané ni à des lendemains qui chantent.
Alors continuons à profiter de ce PSG flamboyant, sorte de trompe-l’œil qui nous évite de regarder en face le déclassement de notre championnat. Car le jour où cela s’arrêtera, et ce jour viendra forcément, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer.