N.C.
Ils y ont cru, les Belges, à cette première victoire face aux Bleus depuis 1981 (en compétition officielle). La chute n’en a été que plus rude, quand la cavalerie lancée par Zinédine Zidane à l’heure de jeu a démoli tout ce que les joueurs de Mark Van Bommel avaient fait de bien jusque-là, avec cette ouverture du score de Lukebakio avant la pause et cette assise défensive qui a éteint les velléités de Dembélé, Barcola, Akliouche et tous les autres.
Avec les mots de la presse belge, cela donne ça : « Durant 75 minutes, la défense belge avait des airs de Tour Eiffel. Solide, fière, toisant Paris de toute sa hauteur, peut-on lire dans la Dernière Heure. Mais au plus haut niveau, la différence entre une bonne prestation et une très grande performance se résume parfois à deux accélérations. »
Le quotidien n’a pas de mots assez forts pour décrire le souffle apporté par les entrants. « Désiré Doué n’avait besoin que d’un trou de souris pour croiser son ballon. Rayan Cherki est arrivé sans prévenir dans le rectangle et a dégainé plus vite que son ombre. Puis Michael Olise a transformé la défense belge en rangée de plots », écrivent nos confrères pour parler des trois hommes qui ont fait basculer la rencontre. Avant de synthétiser leur entrée en une formule : « Les Avengers du football mondial ».
Toute l'actu des BleusMême chose du côté de la RTBF, qui insiste sur « la profondeur de banc française ». « Les Diables sont tombés de haut, emportés par une véritable tornade et crucifiés par les remplaçants bleus en quatorze minutes », est-il écrit sur le site de la Radio-télévision belge. Le quotidien néerlandophone Het Nieuwsblad a de son côté utilisé une expression francophone pour synthétiser l’état d’esprit à la sortie de cette soirée : « déjà-vu », en référence à la manière dont les Bleus parviennent systématiquement à éteindre l’espoir chez leurs voisins ces dernières années.