J.Lau.
L'essentiel
- Recrue la plus chère de l’histoire de l’OM, Igor Paixao a refusé de serrer la main de son entraîneur Bruno Genesio, lors de son remplacement à la 87e minute du match remporté à Troyes (0-2).
- Très décevant sur le terrain, et sans but inscrit depuis le 10 avril, l’ailier brésilien de 26 ans a agacé son coach sur le coup, sans que celui-ci ne veuille se montrer critique à ce sujet face aux médias.
- Bruno Genesio a ainsi défendu publiquement son joueur dès dimanche soir : « Ce sont des choses qu’on peut comprendre, dans la frustration et l’énervement. Pour moi, ce n’est rien, cela peut arriver ».
Il est rare de voir à quelques minutes d’intervalle un tel delta entre une interview d’un joueur diffusée par Canal + et son attitude durant un match crucial pour son équipe ensuite. Vous l’aurez compris, on parle du cas Igor Paixao. Après avoir médiatiquement loué l’importance de son sourire et de sa positivité dans le groupe, et même son ouverture d’esprit pour une éventuelle baisse de salaire si celle-ci se révèle cruciale pour l’OM, l’ailier brésilien a délivré dimanche une drôle de bouillie footballistique à Troyes (0-2).
Vraiment pas inspirée techniquement, et incapable de se muer en leader offensif qu’elle est supposée être depuis les départs de Mason Greenwood et de Pierre-Emerick Aubameyang, la recrue la plus chère de l’histoire du club court toujours après son premier but depuis le 10 avril. Blessé lors du Classique avant la trêve internationale, Igor Paixao n’a pas créé la moindre différence notable sur la pelouse du 16e de Ligue1.
« Ce sont des choses qu’on peut comprendre »
Et pour ponctuer le tout, sur son remplacement pourtant bien tardif, à la 87e minute de jeu, l’attaquant de 26 ans a refusé de serrer la main de son entraîneur, ce qui a poussé Bruno Genesio à l’agripper par le bras, comme l’a montré de près Ligue 1 +. Mais Paixao, clairement frustré, a tout de même tracé sa route loin de son coach, sans lui fournir explications ou excuses. De quoi provoquer bon nombre de critiques à son encontre de la part des suiveurs du club et sur les réseaux sociaux, alors que l’OM quitte enfin la zone rouge (de 17e à 13e).
Légitimement agacé sur le coup, d’autant que le Brésilien s’est débrouillé pour l’éviter sur la pelouse en après-match, Bruno Genesio n’a pas du tout enfoncé son joueur, dimanche soir après la rencontre. « Il était déçu de sortir, peut-être déçu de son match aussi, a d’abord confié l’ex-entraîneur lillois sur Ligue 1 +. Ce sont des choses qu’on peut comprendre, dans la frustration et l’énervement. A l’image de l’équipe, Igor a besoin de retrouver de la confiance et il peut compter sur moi pour que je le soutienne. »
Abdelli et Moumbagna s’embrouillent pour un penalty
Rebelote pour le soutien public en conférence de presse : « Pour moi, ce n’est rien, cela peut arriver. Je peux le comprendre. Il sait qu’il peut compter sur moi, il sait qu’il a la confiance du groupe, il sait qu’on a fait beaucoup de choses pour qu’il reste ici. Ce n’était pas un match très facile pour nos attaquants, parce qu’on n’a pas réussi à faire beaucoup de décalages, de déséquilibre. Mais rien de mal ».
Comme il le rappelle ici devant la presse, Bruno Genesio s’est en effet démené durant toute la fin du mercato estival pour éviter de perdre celui qu’il voyait comme son atout offensif numéro un. Pour un retour jusque-là extrêmement décevant du joueur, qui ne sort en rien du lot dans le marasme offensif ambiant de l’OM (2 tirs cadrés et 0,47 xG chez le 16e de Ligue 1 dimanche).
Notre dossier sur l'OMEn même temps, « Pep » Genesio a bien raison, par les temps (sombres) qui courent à Marseille, d’éviter d’alimenter un énième drama. Faris Moumbagna et Himad Abdelli ont d’ailleurs fait très fort, au bout du temps additionnel, en s’embrouillant pour frapper le penalty du 0-2. On souhaite bien du courage aux supporteurs marseillais pour cette éprouvante saison 2026-2027.